L’Agpb,
l’Agpm, la Fop et et la Cgb déplorent que les agrocarburants soient
soumis à la taxe Cce et voit la Tic augmenter en 2010 et 2011.
 La filière agrocarburants menacée par la politique fiscale du gouvernement, selon la Cgn, l'Agpm, l'Agpb et la Fop. (© Terre-net Média) |
« Incohérences des pouvoirs publics. »
C’est en ces termes que les quatre syndicats spécialisés l’Agpb,
l’Agpm, la Fop et et la Cgb condamnent dans un communiqué commun la
décision des députés et du gouvernement de ne pas revenir l’an prochain
sur la baisse de l’exonération de la taxe intérieure sur les produits
pétroliers (Tipp) et par conséquent de s’en tenir à l’accord budgétaire
de 2009.
Cet accord prévoyait sur trois ans le retour à une fiscalité identique à celle des hydrocarbures fossiles. « Ce qui revient à plus taxer le bioéthanol que l’essence ! », soulignent les quatre syndicats dans un communiqué diffusé ce lundi 26 octobre. «
Car l’éthanol ayant un contenu énergétique au litre plus faible que
celui de l’essence, la consommation d’éthanol mesurée en hectolitres
est supérieure à celle de l’essence pour un usage identique », expliquait à l’Assemblée nationale Philippe Vigier lors de la discussion budgétaire samedi 24 octobre.
Au contraire, toujours selon le député, « le tarif de la taxe
intérieure de consommation étant fixé en euros par hectolitre, il faut
que la réduction de Tic dont bénéficient les carburants contenant de
l’éthanol soit supérieure à une valeur minimum délivrant un rendement
identique à celle de l’essence pour un usage identique ».
La seconde incohérence soulignée par l’Agpb, l’Agpm, la Fop et la
Cgb concerne la contribution climat énergie (Taxe carbone) qui reste
applicable « contre toute logique », selon l’Agpb.
« A quelques semaines du Sommet de Copenhague et après la
publication des conclusions du rapport de l’Ademe (Analyses du cycle de
vie appliquées aux biocarburants de première génération consommés en
France) mettant en avant l’excellent bilan énergétique et
environnemental des biocarburants, ces décisions sont totalement
injustifiables, déraisonnées et vont à l’encontre de la politique
volontariste du gouvernement en faveur de l’environnement », expliquent les trois syndicats.
« Soulignons que l’application de la taxe carbone aux
biocarburants est contraire à la réglementation européenne : les
biocarburants étant d’origine renouvelable à 100%, leur contenu carbone
est réputé nul, comme le stipule explicitement la directive Energies
Renouvelables adoptée en décembre dernier par l’Union européenne, alors
présidée par la France ! »