138 jours pour agir : ma question au gouvernement

Mercredi 7 décembre , j’ai interrogé le nouveau Premier ministre à l’occasion de la première séance des questions au gouvernement post remaniement ministériel

Monsieur le premier ministre,

Au nom de notre groupe, je tiens à vous adresser tous mes vœux de réussite au service de la France.

Face à cette responsabilité, vous êtes, je le sais, lucide et humble :

Vous savez que vous ne devez pas votre nomination à une volonté de François Hollande de fixer un nouveau cap.

Oui, vous savez parfaitement que vous ne la devez qu’à la débâcle d’un Président de la République contraint de renoncer à briguer sa succession parce qu’il a menti, échoué et qu’il n’a cessé d’abaisser la fonction présidentielle.

Pour autant, il reste 138 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle.

L’Elysée et Matignon ne doivent pas se transformer en une haute autorité des primaires socialistes, se contentant d’expédier les affaires courantes de la France, car vous devez assumer des choix cruciaux :

Allez-vous faire respecter le choix du peuple à Notre-Dame-Des-Landes ?

Allez-vous amplifier les baisses des charges pour donner plus de compétitivité à nos entreprises et prendre des décisions fortes pour faire face à la crise agricole ?

Allez-vous dire non à l’adhésion de la Turquie en Europe ?

Allez-vous faire entendre la voix de la France pour que le Brexit constitue une opportunité de refonder une Europe forte ?

Allez-vous refuser le TAFTA si les États-Unis persistent à appliquer leur droit national aux entreprises européennes ?

Allez-vous apporter enfin de vraies réponses aux chômeurs, aux jeunes, aux retraités, et aux classes moyennes, qui sont les premières victimes de votre politique ?

En un mot, Monsieur le Premier ministre, allez-vous faire ce qui n’a pas été fait en quatre ans : gouverner ?