Brexit

Le Royaume-Uni a décidé de quitter l’Union européenne. Si je respecte la volonté souveraine de son peuple, je ne peux que regretter ce choix qui fragilisera gravement et durablement l’Europe toute entière, dont la légitimité est sans cesse mise en cause, ainsi que le Royaume-Uni, qui va subir un choc économique et une perte d’influence sans précédent.

Ce résultat va malheureusement nourrir la défiance à l’égard de l’Union européenne, les égoïsmes nationaux et conforter celles et ceux qui, en France comme partout en Europe, prônent la sortie de l’Europe et le repli sur soi.

Il ouvre une période de crise profonde de l’Europe à laquelle il faut avoir le courage de répondre par plus d’Europe. Malgré le choix du Royaume-Uni, l’Union européenne reste, pour la France, le seul moyen pour mieux protéger les Françaises et les Français des crises que nous traversons.

Aussi, ce résultat exige que la France soit de nouveau le moteur de la construction européenne, ce qu’elle a malheureusement cessé d’être depuis le quinquennat de François Hollande.

Il y a urgence à doter l’Union européenne d’un véritable leadership clairement identifié et désigné de manière démocratique : un président de l’Europe doit être choisi par les citoyens et les citoyennes européens. Il faut également faire le pari du fédéralisme avec les pays qui y sont prêts.

Nous considérons qu’il y a urgence dans quatre domaines : une politique étrangère et de défense commune, afin de mettre sur pied une force d’intervention européenne, une politique commune de sécurité intérieur, une politique migratoire et d’asile commune et une politique économique et budgétaire commune.

J’appelle par conséquent François Hollande à prendre de toute urgence une initiative diplomatique forte pour défendre ces deux propositions et une vision enfin ambitieuse de l’Europe. Sans une telle initiative, le Président de la République porterait une responsabilité personnelle dans le délitement de l’Europe.

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