Chiffres du chômage pour février : ma réaction

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Suite à une nouvelle hausse du chômage au mois de février, Philippe Vigier, Président du groupe UDI, appelle la majorité à prendre enfin ses responsabilités afin que la réforme du droit du travail ne soit pas une occasion manquée de plus dans la lutte contre le chômage.

Après une baisse du chômage liée à un nombre anormalement élevé de radiations administratives du Pôle Emploi le mois dernier, la hausse du nombre de demandeuses et de demandeurs d’emplois enregistrée aujourd’hui constitue un échec cinglant pour François Hollande et Manuel Valls. Ainsi que nous le soulignons depuis le début du quinquennat, il ne pourra y avoir de baisse durable du chômage sans vraies réformes.

« Dans ce contexte d’une gravité sans précédent, nous ne pouvons que regretter que face à la pression des syndicats et de la gauche de la gauche, le gouvernement ait déjà entériné plusieurs reculs importants sur le projet de loi travail, présenté aujourd’hui en Conseil des ministres.

Nous dénonçons également avec force les tergiversations et les improvisations de ce gouvernement qui s’enlise dans des débats interminables depuis plusieurs mois alors que la lutte contre le chômage est une urgence absolue.

Enfin, nous craignons que ces reculs, qui n’ont pas permis de convaincre les partenaires du dialogue social, ne soient que les premiers d’une longue série qui transformeront progressivement ce projet de loi en une nouvelle motion de synthèse du Parti Socialiste, le rendant ainsi absolument inutile pour lutter contre le drame du chômage.

J’appelle par conséquent la majorité à prendre enfin ses responsabilités, afin que ce projet de loi soit utile pour l’emploi. L’ampleur du drame du chômage est aujourd’hui telle que François Hollande n’a pas le droit de privilégier une fois encore les intérêts de sa majorité à ceux du pays.

Pour que la prochaine réforme du droit du travail ne soit pas une occasion manquée de plus, il faut en effet sortir des faux semblants, briser les tabous, abandonner les vieilles lunes. Notre modèle est de moins en moins efficace pour protéger les salariées et les salariés face aux bouleversements sociaux, économiques ou technologiques auxquels nous sommes confrontés. Pire, il engendre parfois des freins à l’embauche qui, jour après jour, créent du chômage et de la précarité. Nous devons par conséquent avoir le courage de prendre des mesures fortes, ambitieuses, innovantes, pour préparer l’avenir, en conciliant compétitivité des entreprises, protection des salariées et des salariés et lutte contre le chômage » déclare Philippe Vigier.

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