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De riches échanges au Salon international de l’agriculture, 26 02 2020

Avec une délégation de députés du groupe Libertés et Territoires, nous avons consacré la matinée du 26 février au Salon international de l’agriculture pour y rencontrer plusieurs représentants dans le cadre de rendez-vous qui nourrissent notre réflexion :

  • Le président de la Coopération agricole, Dominique Chargé, et ses collègues, pour aborder les attentes de la Coopération afin de construire la réussite des territoires ruraux : accompagner la transition écologique, comme la décarbonation du modèle, maintenir la compétitivité des adhérents, coordonner les moyens de financement, notamment dans le pacte productif et aider à développer la recherche et l’innovation. Leurs conclusions convergent vers notre objectif : la France des territoires est celle qui gagne et il faut l’accepter par une vraie décentralisation pour construire en commun l’avenir de chacun et des territoires ruraux.
  • Philippe Henry, président de l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique dont l’objectif est de construire une filière solide où tout le monde se retrouve, sans course à l’agrandissement. Parmi les sujets abordés :  les points faibles de l’alimentation animale et des productions hors saison,  la question du FEADER, l’enjeu économique de la conversion en bio avec les territoires, le besoin de soutien de l’action publique et la maîtrise du foncier.

 

  • Le président du syndicat des Jeunes agriculteurs : le budget de la politique agricole commune,  les insuffisances de la loi Egalim,le renouvellement des générations pour le dynamisme des territoires, la prédation des loups et les revenus et retraites agricoles.

 

  • Le nouveau président des Chambres d’agriculture, Sébastien Windsor :
    – le projet stratégique des chambres d’agriculture et les méthodologies choisies, notamment de travailler en tête à tête avec les agriculteurs pour qu’ils choisissent deux points seulement et les portent pour progresser dans le domaine de la multiperformance et des transitions agricoles.
    – le travail sur la recherche de marchés avec une valeur ajoutée à l’échelle des territoires.
    – le développement des circuits courts avec la labellisation des établissements
    – une vraie stabilité des règles attendue du Ministère, à moyen terme
    – la sécurisation des données à récupérer en une seule plate-forme et en toute indépendance.

 

  • Avec le secrétaire général de la SAFER Gilles Flandin, le foncier agricole était au cœur des échanges et les points suivants : les difficultés de l’accès au foncier pour un jeune qui veut s’installer, les acquéreurs de foncier agricole et les sociétés écrans, la régulation du marché du foncier agricole pour pouvoir demain continuer à produire sur le territoire français, la nécessité pour les collectivités et intercommunalités d’être informées.

 

  • Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a pu nous recevoir et aborder les 3 urgences qu’elle porte avec de très nombreuses structures spécialisées : La PAC et ses mesures qui, à l’échelle européenne, doivent être applicables à tous les européens et dans une France qui arrête de vouloir être le meilleur élève, en durcissant les décisions, en ajoutant des critères, le prix des produits agricoles  et le besoin d’une agence européenne de la qualité car l’administration n’est jamais partout aussi étoffée et zélée qu’elle peut l’être chez nous !

Les responsables de la FNSEA s’adressent aussi aux candidats aux élections et aux élus pour faire gagner une agriculture vivante, au service des territoires. Comment ? En renforçant le dialogue avec les agriculteurs et en favorisant la concertation citoyenne, en agissant par leurs compétences en matière d’urbanisme pour préserver le foncier agricole, en modifiant la commande publique en restauration collective, en impulsant un projet alimentaire territorial…

  • Dans un contexte de crise sévère, marquée par la fermeture du site de Toury, j’ai aussi demandé à rencontrer les responsables de l’Association interprofessionnelle de la betterave et du sucre qui regroupe planteurs de betterave et fabricants de sucre.
    La filière qui vient de remettre son plan stratégique « betteraves, sucre, bioénergies » au ministre de l’agriculture et à la secrétaire d’Etat à l’industrie attend l’ouverture de discussions.
    Ensemble nous avons évoqué des pistes d’actions : développement de la recherche et du marketing, place de l’éthanol dans le cadre du green deal, stratégie de valeur ajoutée des produits, notamment avec la Cosmetic Valley.

Je remercie chacune, chacun pour le temps consacré à ces échanges qui témoignent d’une actualité réelle des dossiers à mener pour soutenir les activités, viables et vivables, de production et de transformation agricoles dans nos territoires, et qui répondent aux attentes, légitimes, de la société.

philippe Vigier sur le stand des Chambres d'agriculture

 

 

 

 

 

 

Philippe Vigier sur le stand des jeunes agriculteurs

philippe Vigier au salon de l'agriculture