Interview au Figaro

LE FIGARO. – Quel sens a votre présence à la Fête de la violette aujourd’hui?

Philippe VIGIER. – Je suis passé accueillir Nicolas Sarkozy et discuter un moment avec lui à l’occasion de la troisième édition de cette manifestation organisée par Guillaume Peltier. C’est dans la droite ligne du rassemblement que j’avais engagé dans la région avant même qu’un accord soit signé entre Les Républicains et l’UDI.

Qu’est-ce qui peut rapprocher la Droite forte de Guillaume Peltier et l’UDI que vous représentez?

Concernant la région et les politiques qui relèvent du conseil régional, rien ne nous différencie. Il n’y a pas de sujet qui pose problème entre nous. Quand Guillaume Peltier parle de méritocratie, c’est-à-dire d’encourager les élèves et les étudiants, moi je défends les bourses aux mérites. Nous ne sommes pas dans le grand écart permanent qui divise les écologistes, les communistes et les Verts, loin de là.

Quel message pouvez-vous adresser aux électeurs de la droite qui ne seraient pas convaincus du choix d’une tête de liste centriste?

Je suis le seul à avoir la capacité de réunir la droite et le centre dans notre région, des Républicains au MoDem. Au conseil régional, j’ai mené tous les combats contre la gauche, notamment quand j’étais patron de l’opposition. Avec Hervé Novelli, nous n’avons jamais baissé les bras. Je pense avoir fait la preuve de ma volonté, sans jamais aucune compromission. J’ai aussi l’expérience de cette maison, après vingt ans au conseil régional. Aujourd’hui, je veux réveiller la région, lui donner du tonus et nous n’y arriverons qu’ensemble.

Et quel message Nicolas Sarkozy doit-il adresser aux électeurs de l’UDI qui hésitent à voter pour une tête de liste LR dans leur région?

Il ne faut pas s’arrêter aux étiquettes. La question des régionales est de savoir quel est aujourd’hui l’homme ou la femme le plus apte pour battre la gauche et apporter les solutions que nous sommes en droit d’avoir. Entre Les Républicains et l’UDI, tous les gages ont été donnés et cela nous a permis d’arriver à un accord national. L’alliance de la droite et du centre fonctionne: pour preuve, c’est ensemble que nous avons gagné les départementales en mars dernier. Et l’union est aujourd’hui la principale attente de nos électeurs.

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