Lettre d’informations

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Le système universel de retraite en débat !

Depuis lundi 17 février, les projets de loi organique et ordinaire instituant un régime universel de retraite arrivent en séance publique à l’Assemblée nationale.

J’ai siégé à la commission spéciale retraite et force est de constater que nous sortons de débats inachevés et que nous n’avons pas encore aujourd’hui de visibilité sur les contours définitifs de la réforme que notre Assemblée commence à examiner. Depuis le début de l’examen des textes, la confiance s’étiole. Tandis que les groupes parlementaires  font entendre leur voix, leurs inquiétudes et leurs attentes, d’aucuns jouent le jeu de l’obstruction parlementaire et je le regrette.

Notre groupe, Libertés et Territoires, avait présenté une quarantaine d’amendements et il faudra étudier pourquoi si peu sont passés. Nous avions aussi auditionné de nombreux représentants des organisations professionnelles pour mieux cerner les questions de financement, de pénibilité, de carrières longues, du temps de l’apprentissage et des stages,  de l’emploi des séniors…

En cause tout d’abord, la méthode et la rapidité avec laquelle le Gouvernement nous soumet ces textes. Cette rapidité contraste avec la longue concertation que le précédent Haut-Commissaire a menée auparavant.  Sommes-nous à un mois prêt alors que nous légiférons pour les 50 et même 100 prochaines années ? Pourquoi s’empresser  de voter cette réforme avant les élections municipales ? Les calculs politiques ne valent rien face à l’exigence de cohésion sociale qui nous anime.

Le recours sans précédent aux ordonnances prive le débat parlementaire de débats à la hauteur des attentes de nos concitoyens, limite le rôle des syndicats et mine la confiance.

Cette réforme est indispensable pour lutter contre les injustices et qui frappent les femmes, les carrières longues ou hachées, les métiers pénibles certaines professions indépendantes et le monde agricole.

De plus, nous allons débattre d’un projet de loi sans en connaître le financement ! C’est inacceptable pour le Centriste que je suis et qui porte, chevillée au cœur, la règle d’or de l’équilibre financier. Aussi, lundi 17 février, quand s’est présentée la motion de rejet préalable du projet de loi organique, je l’ai soutenue, au nom du groupe Libertés et territoires que je copréside.

Vous pouvez retrouver mon intervention en cliquant sur ce lien :  https://youtu.be/ENozRIWE0zM

Cependant les pistes d’amélioration existent et je souhaite que le débat parlementaire approfondi nous permettent de les trouver. La balle est dans le camp du gouvernement pour rétablir la confiance et ne surtout pas faire adopter cette réforme à marche forcée qui conduirait au 49-3 et à l’échec !

Je vous invite  à suivre mes propos en discussion générale lundi 17 février : https://youtu.be/Urp6UxsiCbg

Depuis lundi  17 février, la réforme est soumise, dans l’hémicycle, à l’ensemble des députés dont les travaux doivent durer jusqu’au 6 mars, moment où nous devrions avoir étudié les 32 000 amendements retenus.