Loi travail : blocages, violences… le gouvernement fait preuve d’une faiblesse coupable

La France puise depuis des jours dans son stock de réserves stratégiques de carburants. Pendant ce temps-là, le gouvernement, bien incapable de tenir une poignée de syndicalistes, la laisse s’enliser dans une crise économique, sociale et politique.

En quelques jours seulement, les stations-service se sont vidées pendant que le ministre des Transports tenait un discours qui se voulait rassurant et que François Hollande tentait de nous expliquer que tout cela finirait bien par s’arranger. Si les barrages avaient vraiment été levés, il n’y aurait plus de problèmes d’approvisionnement.

Des blocages qui plombent notre économie

Une fois de plus, le gouvernement fait preuve d’une faiblesse coupable. Hier, les casseurs à Paris, Rennes ou Nantes, tentaient de nous imposer leurs lois au mépris de celles de la République. Aujourd’hui, ceux qui ont été mis en examen pour avoir agressé un policier et brûlé sa voiture sont remis en liberté.

Alors que l’état d’urgence a été prolongé une troisième fois pour assurer la sécurité des Français, il est plus que temps de mettre un terme aux exactions intolérables de minorités extrêmement violentes, ainsi qu’aux blocages qui freinent la liberté d’entreprendre. Nos forces de l’ordre ne devraient-elles pas se concentrer sur la lutte contre l’ennemi terroriste et nos entreprises sur la compétitivité de notre pays ?

Les blocages qui paralysent la France et pèsent sur la vie quotidienne des Français sont également en train de plomber notre économie. Ils ont sans doute déjà annihilé les effets positifs de la baisse du chômage enregistrée en avril pour 19.900 demandeurs d’emploi.

La France ne pourra pas supporter une nouvelle crise. Le gouvernement doit faire preuve de fermeté, en ordonnant des réquisitions. S’il cède, il désavouera les syndicats réformistes, donnera raison aux frondeurs et légitimera tous ceux qui s’arc-boutent sur leur idéologie archaïque et refusent d’avancer.

La CGT abuse de la faiblesse de l’exécutif 

Les Français sont les grands perdants de cette confrontation. D’un côté, François Hollande, à force de mensonges et d’affaissement dramatique de l’autorité de l’État, a perdu toute légitimité pour réformer. De l’autre, la CGT, incapable de mettre les gens dans la rue, voudrait maintenant les forcer à rester chez eux en bloquant les raffineries. Elle abuse de la faiblesse de l’exécutif en prenant en otage le pays.

Avec l’état d’urgence, la France doit se donner les moyens de neutraliser les ennemis qui, à l’étranger comme sur notre sol, se préparent à nous frapper. Face à cette menace, François Hollande n’a pas le droit de donner chaque jour un peu plus l’image d’un État impuissant, hésitant et complaisant.

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