Ma question au gouvernement sur la situation de l’hôpital public

Vigier AN

Mercredi 20 décembre, j’ai interrogé la Ministre de la Santé et des Solidarité, Agnès Buzyn, sur la situation de l’hôpital public au cœur de notre dispositif de santé.

Les établissements fonctionnent à flux tendus, avec des personnels souvent en souffrance. Les déficits explosent : pour 2017, leur total s’élèvera à 1,5 milliard d’euros. De nombreux lits ferment, tant en chirurgie qu’en médecine. Des fermetures de gardes d’urgence, de maternités sont décidées par les agences régionales de santé sans même qu’une concertation ait lieu. Les difficultés de recrutement sont croissantes, en particulier de médecins dans des services aussi vitaux que les urgences.  La mise en place des groupements hospitaliers de territoire se fait parfois dans la douleur.

L’hôpital public est au cœur de notre dispositif de santé.

Il y a donc urgence à agir, pour réformer la carte hospitalière avec tous les acteurs : les professionnels de santé, publics et privés, mais aussi les élus, car, comme le Premier ministre l’a rappelé il y a quelques jours lors de la conférence nationale des territoires, la santé est au cœur de la vie des territoires, et l’accès aux soins de qualité est un droit pour tous.
Il y a urgence à agir pour que les hôpitaux publics aient plus d’autonomie de fonctionnement, pour que les partenariats public-privé s’imposent et que la télémédecine se généralise, afin d’améliorer l’efficience des soins.
Il y a urgence à agir pour réformer en profondeur la tarification à l’activité, et pour que le recrutement d’intérimaires dans les hôpitaux ne soit plus que l’exception et non la règle, comme c’est trop souvent le cas à l’heure actuelle.


Madame la ministre, êtes-vous déterminée à réformer en profondeur l’hôpital public ? Il y va de la santé de nos compatriotes !