Interview au Figaro : je soutiens Alain Juppé

Dans une interview au Figaro, j’annonce mon soutien à Alain Juppé.

Le Figaro. – Avez-vous fait votre choix pour la primaire? 
Oui, je soutiens Alain Juppé. Il a engagé une démarche qui s’appuie sur la confiance qu’il souhaite établir avec les Français, et, pour moi, c’est essentiel. De tous les candidats, il est celui qui a la plus grande capacité à rassembler, autour d’un discours de vérité. Il ne fait pas de promesses intenables.

Et si Nicolas Sarkozy gagnait? 
Je le soutiendrais sans réserve, pour faire gagner la droite et le centre contre la gauche et le programme de déclin national porté par Marine Le Pen.

Qu’attendez-vous d’Alain Juppé en échange de votre soutien? 
Je veux être utile pour réussir l’alternance. J’attends aussi qu’il mette en œuvre le projet de recomposition qu’il porte quand il affirme qu’il veut gouverner avec une majorité large. Il s’adresse à l’espace central de l’électorat, ce qui doit se traduire par un groupe central puissant à l’Assemblée nationale.

Central et pas centriste? 
Oui, parce qu’il faut l’élargir, au-delà de l’UDI, à tous les progressistes qui veulent soutenir avec loyauté et exigence l’action d’Alain Juppé. Je ne prône pas de renversement d’alliance: notre alliance avec les Républicains est naturelle, mais elle sera d’autant plus solide qu’elle sera équilibrée. Avant cet accord législatif et de gouvernement, nous devrons bien sûr nous entendre avec Alain Juppé sur un accord programmatique

Quelles sont les propositions que vous voudriez lui voir reprendre? 
Je suis un élu rural, et c’est le maire de Bordeaux. Je lui ai naturellement parlé du sentiment d’abandon de nos territoires ruraux. Il est, je crois, prêt à tout pour surmonter la fracture numérique et la fracture médicale.
Nous proposons aussi de créer de nouveaux contrats de travail pour en finir avec la précarité du CDD, en inventant des contrats à droits progressifs et des contrats de mission.
Je lui ai dit également qu’il manquait un maillon à la chaîne de financement des TPE (très petites entreprises, NDLR). Il est ouvert à l’idée d’une banque publique d’investissement pour les TPE.
Enfin, il est prêt aussi à aller plus loin dans la refonte de la formation professionnelle et dans le soutien à l’apprentissage. Les autres candidats à la primaire ont aussi des soutiens centristes.

L’UDI est-elle menacée d’explosion? 
Beaucoup de parlementaires UDI ont fait, comme moi, le choix d’Alain Juppé. J’ai d’ailleurs le sentiment que c’est aussi le choix que Jean-Christophe Lagarde devrait faire dans les tout prochains jours, alors même qu’il s’était prononcé contre la participation des centristes à la primaire. Nous saurons nous retrouver autour du candidat qui sera désigné pour rendre possible l’alternance, faire entendre nos idées et être utiles à la France.

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