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Budget de la Sécurité Sociale : mes propositions fortes pour plus de justice et d’efficacité

Dans la perspective de l’examen du Projet de Loi de Financement à la Sécurité Sociale pour 2018, qui débute aujourd’hui à l’Assemblée nationale, je présente plusieurs propositions fortes pour plus de justice et d’efficacité :

  • le rétablissement des baisses de charges salariales liées aux heures supplémentaires : il s’agissait d’une promesse d’Emmanuel Macron, qu’il est urgent de mettre en œuvre, pour donner plus de pouvoir d’achat aux salariées et aux salariés et relancer le moteur de la consommation.
  • la suppression de la hausse de la CSG, remplacée par une hausse de la TVA : le choix du levier de la TVA permettra de taxer les importations étrangères pour financer les baisses de charges salariales prévues par le gouvernement et épargnera le pouvoir d’achat des retraités.
  • le maintien de la baisse des cotisations maladie pour nos exploitations agricoles, rudement éprouvées par la crise, et la compensation intégrale de la hausse de la CSG. Il n’est pas question que la réforme du RSI et de la protection sociale des indépendants se fasse au détriment de nos agriculteurs, qui doivent être davantage soutenus face à leurs concurrents européens et mondiaux.
  • la défense de la politique familiale, en annulant la ponction de 300 millions d’euros prévue par ce budget, conformément à ce que déclarait le Premier Ministre lors de son discours de politique générale : « Nous cesserons donc de considérer les familles comme de simples variables d’ajustement fiscal ».
  • la défense des personnes retraitées, en annulant le gel des pensions de retraites prévu pour 2018 : tout comme la politique familiale, les pensions de retraites ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire, mais des droits acquis au prix d’une vie de travail. Il est essentiel d’éviter une double peine aux personnes retraitées, qui seront aussi frappées par la hausse de la CSG.
  • une augmentation significative du numerus clausus pour changer totalement de logiciel dans la lutte contre les déserts médicaux : pour pallier les failles de notre système de soins, cessons de faire appel à des professionnelles et des professionnels de santé étrangers, dont le niveau de compétence est inégal. Permettons à un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants de devenir médecin, en priorité dans les déserts médicaux.

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Loi de Finances : mes propositions pour mettre le quinquennat d’Emmanuel Macron sur de bons rails

Alors que l’examen du Projet de Loi de Finances initiale pour 2018 débute ce jour en séance publique, je formule plusieurs propositions pour qu’il soit plus juste et plus efficace :

– Un impôt universel afin que tout le monde participe à l’effort de redressement de la nation : la participation de tous à l’effort de la Nation, du plus aisé au plus modeste, chacun à la hauteur de ses moyens, mais sans que personne ne puisse s’exonérer du pacte de solidarité qui doit tous nous lier, est un préalable indispensable pour emporter l’adhésion de tous à l’effort commun. Je propose donc que les foyers fiscaux qui ne payent pas l’impôt sur le revenu acquittent une contribution citoyenne d’environ 100 euros.

–  Une « TVA sociale » : à la place de la hausse de la CSG qui minera le pouvoir d’achat des retraités, je proposerai d’instaurer une baisse des charges financée par une hausse du taux normal de TVA. Ce levier donnera un avantage compétitif à nos entreprises à l’export, en ayant pour effet de taxer les produits importés.

– La suppression pure et simple de l’ISF : je veux une politique économique, et non idéologique. Pour l’investissement et la croissance en France, la suppression de l’ISF est la meilleure option. Sortons des débats stériles sur les signes extérieures de richesse et assumons un vrai choix pour l’attractivité du pays.

– Une vraie réduction des dépenses publiques : les dépenses liées aux niches fiscales devrait atteindre 99,8 milliards d’euros en 2018. Il est donc urgent de faire des vrais choix, pour mieux soutenir les secteurs pourvoyeurs d’emplois et diminuer leur coût pour le contribuable. Dans cette perspective, je proposerai une économie de 10 milliards d’euros sur les niches fiscales.

– Des choix européens clairs : la Turquie n’est pas européenne et n’a pas vocation à l’être. Je propose donc de couper l’aide de la France à la pré-adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Plus qu’une économie pour nos finances publiques, il s’agit d’un vrai choix pour l’avenir de l’Europe.

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Déserts médicaux : un nouveau plan pour rien

Le plan présenté par le gouvernement sera malheureusement insuffisant pour stopper la progression des déserts médicaux.

S’il présente de vraies avancées, ce plan n’est pourtant pas à la hauteur de la fracture médicale qui mine notre cohésion sociale et territoriale.

Naturellement, le soutien au développement des maisons de santé, à la télémédecine et les aides financières sont des mesures qui vont dans le bon sens. Pour autant, ce plan n’est que le prolongement des différents plans mis en œuvre ces dernières années et il ne suffira pas pour enrayer la progression des déserts médicaux.

Pour réduire la facture médicale, il faut complètement changer de logiciel !

Où est la suppression du Numerus Clausus, promise par Emmanuel Macron ? Il est urgent d’en terminer avec ce mécanisme : il accentue la fracture médicale, il est responsable du gâchis humain qui conduit des milliers d’étudiants à redoubler leur première année, et ne garantit en rien que les médecins étrangers auxquels nous avons recours pour pallier le manque de médecins possèdent un niveau de compétence suffisant. Il faut également révolutionner le fonctionnement des études de santé en les régionalisant, afin de faciliter l’implantation des futurs médecins dans les déserts médicaux.

Changer de logiciel, c’est aussi permettre plus d’expérimentation au niveau local, et de nouvelles pratiques ou de nouveaux modes de tarification pour les professionnels de santé, dont les aspirations ont évoluées.

Enfin, changer de logiciel, c’est ne pas aborder la question des déserts médicaux qu’à travers l’angle de la santé. Les déserts médicaux, c’est avant tout une question d’attractivité de nos territoires périphériques ou ruraux car souvent, un désert médical est aussi un désert numérique, un désert culturel dans lequel les services à la population disparaissent, la sécurité n’est pas assurée, la politique de logement et de transports défaillante. C’est pourquoi je ne peux que regretter que ces annonces ne s’inscrivent pas dans une vraie ambition pour réduire toutes les fractures territoriales et renforcer la cohésion de nos territoires ».

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Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme : nous aurions dû aller plus loin !

Je voterai le projet de loi « Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme ». Il va dans le bon sens en permettant de sortir de l’état d’urgence tout en adaptant notre arsenal législatif à la gravité de la menace terroriste, plus que jamais présente, comme l’ont montré le récent attentat de Marseille ou l’attentat déjoué cette nuit à Paris.

Face à l’exigence de mener une guerre totale face au terrorisme islamiste, je prendrai mes responsabilités en votant ce projet de loi. Face à un ennemi aussi barbare, nous n’avons pas le droit de nous priver du moindre outil qui nous permettrait de le combattre avec davantage d’efficacité.

Pour autant, nous avions le devoir collectif d’aller plus loin. À cet égard, je regrette que la majorité ait rejeté trois de mes propositions qui auraient permis d’améliorer ce projet de loi :

– L’extension des possibilités de contrôle permises par le PNR européen aux vols internes en France, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Il est absolument impératif que plus aucun terroriste ne puisse passer entre les mailles de nos filets.

– La possibilité pour les maires de se voir communiquer les identités des personnes « Fichées S » résidant sur leurs communes. Il s’agit d’une mesure de bon sens : un maire doit savoir si la personne qu’il recrute, par exemple pour une école ou une crèche, est « Fichée S ». Cette possibilité aurait également été ouverte aux entreprises ou les administrations qui évoluent dans un secteur sensible pour la sécurité, pour les personnes qu’elles emploient.

– Enfin, l’instauration d’un vrai contrôle parlementaire sur les actes pris par l’administration en application de cette loi, ce qui se justifie par le fait qu’elle transpose dans notre droit commun des mesures d’exceptions.

Plus globalement, je regrette que les avancées proposées par notre groupe « Les constructifs » n’aient rencontré aucun écho au sein de la majorité, qui les a toutes balayées d’un revers de main. Sur ce sujet essentiel de la lutte contre le terrorisme, il était pourtant nécessaire de bâtir un consensus large pour construire une loi plus forte, en écoutant davantage l’opposition constructive que nous entendons incarner.

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Fin de l’universalité des allocations familiales : ma réaction

Je ne laisserai pas « La République En Marche » achever l’entreprise de destruction de la politique familiale débutée avec François Hollande

« La politique familiale repose depuis plus de 50 années et aujourd’hui encore sur le principe de l’universalité. Elle s’adresse à tous les Françaises et les Français, sans aucune distinction d’origine, sans aucune distinction d’origine sociale.

Elle repose par conséquent sur l’idée que chaque enfant est une chance et une richesse pour la France, pour son avenir, pour notre avenir, et ce quelles que soient les ressources dont disposent ses parents.

En remettant en cause ce principe, « La République En Marche » ferait de nos familles une variable d’ajustement budgétaire.

En effet, derrière les grands discours sur la justice sociale, il ne s’agirait en fait que d’une mesure comptable et d’une tentative de fuite en avant pour mieux repousser les réformes profondes qu’il convient de mener.

La famille est la première cellule autour de laquelle toute notre société s’organise et sans laquelle notre lien social serait réduit à néant. La famille joue un rôle vital dans la construction et la transmission des valeurs qui constituent la pierre angulaire de notre vivre ensemble.

En remettant en cause ce principe, « La République En Marche » poursuivrait la politique de désagrégation de notre modèle social mise en œuvre par François Hollande. C’est inacceptable et je m’y opposerai en proposant des mesures d’envergure pour réaliser des économies sur les nombreuses dépenses inutiles qui mettent en danger la pérennité de notre système social ».

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Le projet de loi de finances 2018 est insuffisant pour mettre le quinquennat d’Emmanuel Macron sur de bons rails

Je dois tout d’abord saluer la volonté du gouvernement de faire de la stabilité fiscale un des piliers de ce projet de loi de finances ainsi que la crédibilité de ses prévisions budgétaires : en la matière, le choix du gouvernement constitue une vraie rupture avec l’improvisation et l’insincérité fiscale qui ont été la marque de fabrique du précédent quinquennat.

Je me félicite également de la revalorisation de l’Allocation Adulte Handicapé, de la revalorisation de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées et des anciennes allocations du minimum vieillesse, qui étaient absolument nécessaires pour mieux protéger les plus fragiles. En revanche, je regrette que le gouvernement n’ait pas été plus loin en posant les bases d’une réforme profonde et ambitieuse de nos minima sociaux.

La généralisation du crédit d’impôt pour les services à la personne est également une mesure qui va dans le bon sens, et pour laquelle je me suis battu lors du quinquennat précédent.

Enfin, notre groupe « Les Constructifs » a été entendu sur l’augmentation du budget de la défense et de la sécurité, même si cette hausse est encore insuffisante. J’ajoute que le gouvernement n’a fait aucun choix clair sur deux questions absolument essentielles, celles des priorités de l’Etat et du statut de la fonction publique.

Malgré ces quelques avancées, il est clair, qu’en l’état, les mesures prévues par le projet de loi de finances ne sont pas suffisamment puissantes pour placer le quinquennat d’Emmanuel Macron sur de bons rails.

Ce projet de loi de finances reste en effet insuffisant ou au milieu du gué sur des sujets majeurs :

  • Sur le soutien à l’investissement, le gouvernement reste au milieu du gué : la baisse de l’impôt sur les sociétés et la transformation du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi, que je demande depuis longtemps, sont des mesures puissantes et efficaces. En revanche, le gouvernement reste prisonnier de considérations idéologiques en ne supprimant pas totalement l’Impôt de Solidarité sur la Fortune, qui reste pourtant un frein important à l’attractivité de notre pays. Je regrette également que le gouvernement n’ait pas eu le courage de mettre en place une TVA sociale, avec une baisse des charges financée par la TVA qui aurait permis de donner un avantage compétitif à nos entreprises, contrairement au financement par la CSG.
  • Sur le pouvoir d’achat, ce budget manque de souffle : les 11 milliards de baisses d’impôts initialement promises par le gouvernement ne sont pas au rendez-vous et le pouvoir d’achat des classes moyennes sera largement impacté, en particulier avec des mesures telles que la baisse des APL ;
  • Enfin, l’effort de réduction des dépenses publiques n’est pas à la hauteur de la situation dramatique de notre pays, la France étant le pays d’Europe le plus endetté après l’Espagne. Comme l’a relevé le Haut Conseil des Finances Publiques, la réalisation des 16 milliards d’économies annoncées par le gouvernement est très incertaine, alors même que le dérapage important du déficit les rend indispensables pour recréer les conditions de la croissance.

Ce projet de loi de finances est entaché de trois fautes majeures : 

  • En premier lieu, il multiplie les attaques contre le pouvoir d’achat des plus fragiles avec la hausse de la Contribution Sociale Généralisée, qui frappera de plein fouet les personnes retraitées, la hausse brutale de la fiscalité du diesel, qui impactera les classes populaires, et en faisant passer à la trappe la promesse d’Emmanuel Macron de rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires pour les salariées et les salariés.
  • Il ne contient aucune mesure d’envergure pour faire des territoires le moteur de la croissance de demain. Au contraire, le gel des grands projets d’infrastructures de transports, la suppression brutale des contrats aidés, les incertitudes liées à la suppression de la taxe d’habitation, la baisse des dotations aux collectivités territoriales de 13 milliards d’euros ou la réforme incompréhensible du Prêt à Taux Zéro et de la défiscalisation « Pinel » vont accentuer les fractures territoriales au moment où les territoires, notamment ruraux, ont plus que jamais besoin de plus de solidarité pour libérer leur potentiel.
  • Enfin, derrière la volonté du gouvernement d’harmoniser les régimes sociaux des agriculteurs avec celui des autres indépendants se cache une attaque inacceptable contre le monde agricole. Cela aura pour effet de revenir sur la baisse de 7 points des cotisations d’assurance maladie et maternité des travailleurs indépendants agricoles décidée en février 2016 et renchérira le coût du travail agricole. Ce gouvernement doit comprendre que notre agriculture est un secteur d’excellence qui doit être soutenu, et non une variable d’ajustement budgétaire.

Aussi, dans l’intérêt des classes populaires, des territoires ruraux et du monde agricole, je demande solennellement au Premier ministre de créer les conditions d’un dialogue constructif sur ce que je considère comme trois fautes politiques majeures, afin de placer le quinquennat d’Emmanuel Macron sur de bons rails.

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Homologation du glyphosate : ma lettre au Premier Ministre

Ma lettre au Premier ministre Edouard Philippe lui demandant que la France infléchisse sa position.

« Monsieur le Premier ministre,

Par la présente, je souhaite attirer votre bienveillante attention sur le renouvellement du glyphosate, sur lequel se prononceront prochainement les Etats-membres de l’Union européenne.

Par la voix de votre ministre de la transition écologique et solidaire, la France a fait savoir qu’elle s’opposerait à une nouvelle homologation du glyphosate.

Cette décision suscite légitimement l’incompréhension, l’inquiétude et la colère du monde agricole.

Prise sans concertation, elle lui apparaît en effet sans fondement, contraire aux objectifs que la France poursuit en matière de développement durable et néfaste pour la compétitivité de l’agriculture française et européenne.

Infondée car les conclusions des études et les décisions de classification portant sur la dangerosité du glyphosate se contredisent. Si le glyphosate doit être interdit, il doit l’être sur la base d’études approfondies permettant de parvenir à des conclusions définitives et incontestables sur sa dangerosité.

Contraire aux objectifs de la France en matière de développement durable, en faveur desquels les différentes filières agricoles se sont toutes engagées depuis plusieurs années. En effet, l’absence d’alternative au glyphosate, herbicide le plus utilisé au monde, pourrait avoir deux conséquences déplorables : le recours à des cocktails d’herbicides, dont l’impact environnemental serait désastreux, ou le recours au labour, qui limitera l’efficience du stockage du carbone dans les sols et dégradera le bilan du secteur en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

Néfaste pour la compétitivité enfin, car une nouvelle fois, notre agriculture serait victime d’une écologie idéologique qui la désavantage par rapport à ses concurrents mondiaux. Ainsi, le retrait soudain du glyphosate représenterait un coût de 2 milliards pour la profession ! Alors que la France et l’Europe devraient promouvoir une agriculture innovante, ambitieuse, fer de lance d’une nouvelle croissance pour notre continent, notre agriculture croule sous les normes sociales et environnementales, qui pèsent sur notre compétitivité. J’ajoute que je suis pour ma part persuadé qu’agriculture et écologie peuvent se renforcer mutuellement, si nous parvenons à faire en sorte que le respect de nos objectifs de développement durables génère de nouveaux débouchés pour notre agriculture, et non des freins à sa croissance.

Je vous sais conscient que le monde agricole a besoin d’être davantage soutenu et mieux accompagné. Il doit être écouté, ce qui n’a pas été le cas jusqu’ici dans le dossier du glyphosate.

Je vous demande solennellement de vous battre pour que la France infléchisse sa position. Je vous demande solennellement qu’en cas d’interdiction du glyphosate décidée par les autres Etats-membres, la France s’engage à ce que cette interdiction ne soit pas brutale, mais progressive, afin que les intérêts de notre agriculture, secteur stratégique par excellence, soient préservés.

Je suis convaincu de notre attachement commun à notre modèle agricole et de notre volonté partagée de lui donner les moyens d’évoluer et de se moderniser efficacement et sereinement.

Je reste naturellement à votre disposition pour évoquer avec vous cette question cruciale plus en détail.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération ».

Courrier Ph Vigier - Homologation du glyphosate page 1 Courrier Ph Vigier - Homologation du glyphoste page 2

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La forte hausse du chômage oblige le gouvernement à réformer profondément et rapidement

La forte hausse du nombre de demandeuses et de demandeurs d’emplois enregistrée au mois de juillet  démontre, si cela était nécessaire, que la timide embellie économique ne sera pas suffisante pour faire baisser durablement le chômage. Seules des réformes structurelles permettront d’atteindre cet objectif.

Dans cette perspective, le gouvernement doit oser une véritable réforme du marche travail avec les ordonnances qui seront présentées prochainement. Renoncer ou temporiser serait une faute.

A cet égard, le report de la baisse d’une partie des cotisations salariales annoncée par le gouvernement est selon moi un signal particulièrement négatif et inquiétant. Ce reniement sur le pouvoir d’achat fragilise en effet la crédibilité de la parole du Président de la République et du gouvernement.

Je souhaite que le gouvernement prenne la mesure de la situation dramatique dans lequel se trouve le pays et de l’exaspération des Françaises et des Français : après un quinquennat pour rien avec Francois Hollande, ce quinquennat ne peut être de nouveau celui des renoncements et des reniements

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Moralisation de la vie politique : nous sommes encore loin du compte

La majorité présidentielle a discrètement enterré une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron : l’obligation d’avoir un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection.

Ce revirement est grave : il affaiblit la crédibilité du projet de loi pour la confiance dans la vie publique, qui doit absolument contribuer à retisser le lien de confiance entre les Françaises et les Français et celles et ceux qui les représentent. Avec le dispositif voté par la majorité, une personne condamnée pour détournement de fonds privés pourra toujours se présenter à une élection.

Ce recul n’est pas à la hauteur de la crise de confiance qui traverse la France.

Je souhaite donc que l’exemplarité et la probité ne soient pas réduites à des slogans de campagne, et j’appelle la majorité à passer enfin aux actes !

Dans cette perspective, je dénonce la frilosité du gouvernement sur le « verrou de Bercy ».

Il est temps de mettre fin à ce système qui donne à l’administration fiscale le monopole de la poursuite pénale en matière de fraude fiscale. Cette emprise de l’administration sur les fraudes fiscales est en totale contradiction avec les objectifs de transparence et d’indépendance de la justice. Il ne s’agit ni plus ni moins d’un bouclier judiciaire pour les plus fortunés.

Ces petits arrangements au sommet de l’Etat ne peuvent que donner à nos concitoyens le sentiment que les puissants ne dépendent pas de la justice de droit commun, que tous ne sont pas égaux devant la loi. C’est ce même sentiment qui nourrit la défiance des Français vis-à-vis des institutions et fragilise le pacte républicain.

J’appelle donc le gouvernement et la majorité à faire preuve de courage et à apporter une réponse forte aux attentes des Françaises et des Français en matière de moralisation de la vie publique. Nous sommes encore loin du compte.

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Propos du porte-parole du gouvernement sur le général Pierre de Villiers : ma réaction

« Ces propos sont absolument inacceptables. Ils témoignent d’un profond mépris pour un grand militaire et un grand serviteur de l’État et de la France.

Ces propos sont également une insulte à nos armées, qui sont mobilisées en France comme sur les théâtres d’opérations extérieures afin d’assurer notre sécurité et auxquelles nous devons donner les moyens d’assumer cette mission.

Les propos de Christophe Castaner engagent le gouvernement, dont il est le porte-parole. Il doit par conséquent démissionner.

Toute autre solution laisserait penser que l’ensemble du gouvernement soutient ces propos inadmissibles.

Alors que notre nation doit faire face à un défi sécuritaire d’une ampleur sans précédent, je souhaite que le Président de la République et le gouvernement prennent rapidement conscience du caractère vital de la mission de nos armées ».

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Conférence des territoires : bienveillance et exigence

Je me réjouis tout particulièrement de la création d’une agence de la cohésion nationale des territoires, de l’annonce d’un plan de simplification visant à supprimer deux normes à chaque fois qu’une nouvelle norme est créé, de l’arrêt des fermetures de classe en zones rurales ou de l’engagement pris de couvrir intégralement les territoires en haut débit d’ici à 2020. Toutes ces annonces font écho à des combats que je mène depuis de longues années et sur lesquelles nous avons réalisé de vraies avancées dans notre circonscription, ainsi qu’à des engagements que j’avais pris devant les habitantes et les habitants de la circonscription.

Il faut maintenant passer aux actes ! Dans cette perspective, je serai particulièrement vigilant et exigeant pour que la mise en œuvre de ces annonces se traduise une véritable ambition pour la ruralité. Si c’est le cas, je les soutiendrai, le moment venu, à l’Assemblée nationale.

Je me battrai tout particulièrement pour que cette agence de la cohésion nationale des territoires permettre de soutenir la revitalisation de nos territoires ruraux, avec des investissements pour notre agriculture, pour nos petits commerces, l’artisanat et la vitalité de nos centre-ville, pour nos infrastructures de transports, et pour lutter contre les déserts médicaux et culturels.

Je me battrai également sans relâche pour l’accès au Très Haut Débit pour tous (Fibre optique) et la téléphonie mobile, qui est la clé du développement de nos territoires ruraux, puisqu’il permettra de créer plus d’emplois, avec le développement du télétravail, qu’il amènera plus de compétitivité pour nos entreprises, notamment agricoles, qu’il favorisera un meilleur accès aux soins avec le développement de la télémédecine, et qu’il permettra le maintien de nos services publics avec la création d’espaces publics accessibles à tous.

Enfin, je ne peux que regretter que l’intervention du Président de la République sur la suppression de la taxe d’habitation n’ait pas permis de lever les doutes sur les inquiétudes de celles et ceux qui vivent dans les territoires ruraux. Je serai d’une vigilance absolue pour que nos petites communes puissent continuer à financer les services publics de proximité, derniers remparts pour les habitants résidants en milieu rural.

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Disparition de Simone Veil : ma réaction

J’ai appris avec une profonde tristesse le décès de Simone Veil. J’adresse mes condoléances les plus sincères à sa famille et ses proches. Je garderai d’elle le souvenir d’une femme digne et forte. Son engagement et son action m’ont profondément inspiré et je suis fier d’avoir défendu avec elle les valeurs humanistes, libérales, sociales et européennes de l’Union Démocrate Française. Simone Veil aura marqué le siècle dernier du sceau du Progrès. Je pense tout particulièrement au courage dont elle a fait preuve pour mener le combat pour le droit de toute femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse de recourir à l’Interruption Volontaire de Grossesse. N’oublions jamais qu’en 1974, ce combat était un combat pour la vie des femmes. Elle aura également incarné une certaine idée de l’Europe : rescapée de l’horreur des camps de concentration et devenue première Présidente du Parlement européen élue au suffrage universel, elle n’aura eu de cesse de plaider pour une Europe de la réconciliation, une Europe fraternelle, dépassant les haines et les égoïsmes nationaux. Son visage se confond aujourd’hui avec celui d’une France qui a traversé les siècles et les épreuves les plus âpres, et qui a toujours refusé de sombrer dans la nuit que l’histoire lui promettait, pour être la lumière auquel le monde aspire. Une page de l’histoire de France se tourne. En cette période particulièrement difficile, sachons être dignes de l’héritage humain que nous lègue Simone Veil.

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La convocation du Parlement en Congrès vide le discours de politique générale du Premier ministre de toute substance

Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, il n’y aura pas de discours de politique générale du Premier ministre. En se rendant devant le Parlement réuni en congrès le 3 juillet, le Président de la République vide en effet de toute sa substance le discours de politique générale du Premier ministre qui sera prononcé le lendemain.

Cette décision, qui témoigne d’une volonté de concentrer tous les pouvoirs à l’Elysée, doit interroger tous les démocrates que nous sommes, car elle ouvre la porte à toutes les dérives, porte en elle les germes d’un affaiblissement durable du Premier ministre, et relève d’une tentation de soumettre l’Assemblée nationale.

Elle doit également interpeller celles et ceux qui, parmi les députées et les députés du groupe « Les Constructifs » avaient annoncé qu’ils souhaitaient voter la confiance avant même d’avoir entendu le discours du Premier ministre. Notre opposition, bien que bienveillante, doit rester exigeante.

Dans ces conditions, et par respect du fonctionnement équilibré des institutions, je ne me rendrai pas au Congrès.

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Élection d’Emmanuel Macron : ma réaction

« Je tiens à féliciter sincèrement Emmanuel Macron pour son élection. Je lui adresse également tous mes voeux de réussite dans la difficile mission qu’il aura à mener au service de la France.

Je salue le fait qu’à travers son élection, les Françaises et les Français se soient clairement prononcés contre le projet de déclin national porté par Marine Le Pen.

Pour autant, l’importance de l’abstention et le score réalisé par la candidate du Front National nous interpellent. Ils doivent surtout nous exhorter à apporter une puissante réponse collective aux crises économique, sociale, morale, écologique, sécuritaire, identitaire, et culturelle que traverse la France. Je pense en particulier aux territoires ruraux qui, au travers de ce vote, ont envoyé un message de détresse. Les élections législatives permettront de trancher avec clarté ce débat.

Je veux enfin souligner que des millions de Françaises et de Français ont voté en faveur d’Emmanuel Macron pour éviter une victoire du Front National. Emmanuel Macron est aujourd’hui le dépositaire du sens de ce vote, ce qui doit le conduire à rassembler le plus largement possible et à respecter la sensibilité de toutes celles et toutes ceux qui l’ont soutenu sans adhérer pleinement à son projet.

Comme il l’a toujours fait, le groupe Union des Démocrates et Indépendants soutiendra sans réserve toute décision allant dans le sens de l’intérêt supérieur de la nation, en particulier lorsqu’il s’agira de stopper l’explosion du chômage et de protéger les Françaises et les Français de la menace du terrorisme islamique ».

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1er tour de l’élection présidentielle : ma réaction

Communiqué de Presse

La forte participation à cette élection présidentielle démontre que les Français et les Françaises ne se sont pas détournés de la politique, qu’ils croient encore en elle, et qu’ils sont pleinement conscients des défis cruciaux auxquels la France est confrontée.

Le score de Francois Fillon, que je suis fier d’avoir soutenu, constitue naturellement une déception. Je regrette que les conditions dans lesquelles s’est déroulée cette campagne ne lui ait pas permis de mieux faire partager son projet aux Françaises et aux Français. Ce projet était incontestablement le plus crédible, le plus puissant et le plus ambitieux.

Le second tour opposera Emmanuel Macron à Marine Le Pen. Pas une seule voix ne doit aller à Marine Le Pen, qui prône une sortie de l’euro qui ruinerait la France. Aussi, pour éviter la mise en place du programme de déclin national qu’elle porte, le seul choix possible au second tour est celui d’Emmanuel Macron.

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Chiffres du chômage

Il s’agit clairement d’une baisse en trompe-l’œil puisque sur un mois et sur un an le chômage continue de progresser toutes catégories confondues.

Ce triste bilan est celui d’une politique sans autre ambition que de cacher la vérité aux Françaises et aux Français.

Cette politique aura consisté à balloter des hommes et des femmes d’une catégorie à une autre, pour tenter de faire diminuer artificiellement les chiffres du chômage.

Les vraies réformes n’ont pas été menées : l’inaction de François Hollande et de toutes celles et ceux qui ont soutenu son action a eu pour conséquence d’exposer les Françaises et les Français au chômage, qui est la plus grande des inégalités.

C’est pourquoi nous défendons une alternance forte, portée par François Fillon, qui permettra enfin de mettre en œuvre des mesures fortes pour faire baisser le coût du travail, mettre fin à l’inflation de normes, favoriser l’embauche et inciter à la reprise d’un emploi.

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Présidentielle : Philippe Vigier porte-parole de François Fillon

Jeudi 15 décembre, le directeur de campagne de François Fillon a présenté à la presse l’équipe de campagne de François Fillon. Ainsi j’étais été désigné comme l’un des six porte-paroles du candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle. Je remercie François Fillon pour la confiance qu’il m’accorde.

Organigramme de campagne

A lire dans l’Echo Républicain

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Candidature de Manuel Valls

Manuel Valls vient d’ajouter son nom à la longue liste des candidats de gauche comptables, de près ou de loin, du désastreux bilan socialiste que François Hollande a lui-même renoncé à défendre.

Manuel Valls va quitter Matignon pour se replonger dans les divisions profondes de la gauche qui, tout au cours de son mandat de Premier ministre, ont annihilé une à une ses velléités de réforme.

Lui qui, en 2012, défendait la fin des 35 heures et la mise en place d’un nouveau contrat de travail, n’a pas pu mener à terme ces réformes.

Il est sans doute le mieux placé pour savoir combien ces divisions sont profondes et à quel point ces gauches irréconciliables n’ont rien en commun.

Il est donc clair que derrière cette primaire, ce n’est pas l’unité de la gauche et un projet collectif au service de la France qui sont en jeu, mais bien le leadership de la gauche. Tous les ingrédients sont en effet réunis pour que la primaire socialiste ne soit qu’un prolongement du quinquennat de François Hollande, pendant lequel celles et ceux qui ont soutenu son action étaient plus accaparés par l’avenir de la gauche que par le quotidien des Françaises et des Français

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Renoncement de François Hollande

Le piège s’est refermé sur Francois Hollande : le mensonge sur lequel lui et sa majorité ont été élus, a conduit à un quinquennat d’échecs et de reniements.

Obsédé par la gauche, Francois Hollande se sera montré incapable de quitter les habits de premier secrétaire du Parti Socialiste et de gouverner pendant son quinquennat.

Il admet aujourd’hui son échec total, en particulier sur le chômage.

Ce renoncement aura été le seul moment de lucidité du quinquennat de Francois Hollande. En renonçant à se  confronter à l’épreuve de vérité que constitue l’élection présidentielle, il disqualifie par la même toutes celles et ceux qui ont participé à son action pendant ces 5 années.

Le quinquennat de Francois Hollande s’achève dans la confusion la plus totale. L’autorité de l’Etat et la crédibilité de la parole publique sont gravement fragilisées. L’image de la fonction présidentielle et, à travers elle, de la France, est plus que jamais affaiblie.

Nous avons désormais besoin d’une alternance forte et crédible portée par Francois Fillon pour restaurer la confiance et mener les réformes indispensables au redressement du pays.

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Victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre : ma réaction

« Je tiens à féliciter chaleureusement François Fillon pour sa belle victoire. Il a mené une campagne digne et à la hauteur des défis immenses auxquels la France est confrontée. Il a su convaincre et rassembler largement autour de son projet présidentiel.
Je me réjouis également de voir l’ensemble des candidats à la primaire rassemblés derrière François Fillon. Je tiens à saluer tout particulièrement Alain Juppé, que j’avais fait le choix de soutenir, pour ses paroles dignes et son appel sans équivoque à l’unité. 
La mobilisation populaire lors des deux tours de cette primaire témoigne d’un profond désir d’alternance, que François Fillon incarne désormais. Cette mobilisation lui confère surtout une légitimité incontestable, ainsi qu’à son projet présidentiel. 
Je suis pleinement confiant en la capacité de François Fillon de porter le profond changement attendu par les Françaises et les Français, pour tourner définitivement et clairement la page d’un quinquennat de mensonges et d’échecs, et combattre sans compromissions le programme de déclin national portée par Marine Le Pen.  
François Fillon, dont je connais la valeur, le sens de l’écoute et du dialogue, pour avoir appartenu à la majorité qu’il a conduite, aura besoin de l’appui du centre pour sa campagne présidentielle, mais également pour gouverner, si les Françaises et les Français lui font confiance. 
En ma qualité de président du groupe union des démocrates et indépendants, je rencontrerai François Fillon dans les tous prochains jours, afin d’évoquer avec lui l’implication du centre dans sa campagne présidentielle et la manière dont nous construirons demain, avec les députés de mon groupe, une majorité solide, cohérente, loyale et efficace. 
Je souhaite que Jean-Christophe Lagarde réunisse l’UDI en Congrès dans les plus brefs délais, afin que notre parti apporte un soutien clair et sans réserve à François Fillon. Nous avons le devoir de tout mettre en œuvre pour faire gagner François Fillon en 2017, et de prendre toute notre part au travail de redressement de la France ».

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« Courbe du chômage : un monument de cynisme de François Hollande »

Philippe Vigier, Président du groupe Union des Démocrates et Indépendants, estime que la baisse artificielle du chômage relève du cynisme le plus total et n’apporte aucune crédibilité à la candidature de François Hollande.

« Je ne peux naturellement que me réjouir de cette deuxième baisse consécutive du chômage, même si elle est évidemment insuffisante pour inverser la courbe du chômage, ainsi que l’avait promis François Hollande.

En effet, à la veille d’une éventuelle déclaration de candidature de François Hollande, qu’il avait lui-même conditionnée à un bilan positif sur le chômage, il y a plus d’un million de chômeuses et de chômeurs supplémentaires par rapport à 2012.

Il s’agit d’un échec terrible pour François Hollande et toutes celles et tous ceux qui ont soutenu sa politique.

Cette baisse du chômage n’apporte par conséquent aucune crédibilité à François Hollande, qui est désormais totalement disqualifié pour porter les réformes dont la France aura besoin pour renouer avec la croissance et l’emploi. Pire, elle témoigne de son profond cynisme, puisqu’il a multiplié les tours de passe-passe pour diminuer artificiellement le chômage, et renoncé à toute réforme ambitieuse, sans aucune considération pour les drames humains et sociaux qui se sont joués tout au long de son quinquennat.

Derrière cette courbe et ses artifices comptables se cache en effet une augmentation désastreuse du nombre de chômeuses et de chômeurs de longue durée, qui a et continuera longtemps d’avoir des conséquences graves sur notre cohésion sociale.

Derrière cette courbe, ce sont parfois des familles qui explosent, des suicides, des dépressions, des enfants en échec scolaire.

Derrière ce pari personnel, il n’y a que le propre sort de François Hollande qui se joue, et non pas celui des milliers de chômeuses et de chômeurs qu’il a depuis longtemps abandonnés » déclare Philippe Vigier.

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« Nous ne pourrons redresser la France qu’unis, rassemblés et combatifs »

En réunissant plus de 4 millions d’électrices et d’électeurs, le premier tour de la primaire de la droite et du centre a été un vrai succès populaire.
Cette mobilisation exceptionnelle traduit un profond désir d’alternance des Françaises et des Français, qui veulent mettre fin à un quinquennat marqué par les mensonges et l’échec.
Elle conférera une légitimité incontestable au vainqueur, une légitimité indispensable pour préparer l’alternance. A l’issu de ce premier tour, François Fillon est arrivé largement en tête devant Alain Juppé.

Une nouvelle campagne a commencé : je souhaite qu’elle reste digne, et que nous évitions les divisions, les invectives et les polémiques qui ne feraient que nous affaiblir.

Le débat de jeudi permettra, je le souhaite, une confrontation programme contre programme, entre deux hommes d’Etat empreints d’un véritable sens du devoir.
Alain Juppé, que j’ai fait le choix de soutenir, et François Fillon, dont je connais la valeur pour avoir appartenu à la majorité qu’il a conduite, sont deux candidats à la hauteur de la crise grave que la France traverse.
Dimanche prochain, le plus important sera évidemment d’être rassemblé derrière le vainqueur de la primaire pour faire gagner la droite et le centre en 2017.

Vous pouvez compter sur moi pour soutenir sans réserve le vainqueur de cette primaire, comme je m’y suis toujours engagé.
Nous ne pourrons redresser la France qu’unis, rassemblés et combatifs.

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Candidature d’Emmanuel Macron : ma réaction

Philippe Vigier, Président du groupe Union des Démocrates et Indépendants à l’Assemblée nationale, estime que la candidature à l’élection présidentielle d’Emmanuel Macron est davantage un problème pour François Hollande qu’une solution pour la France. 

« Avec sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, la trahison d’Emmanuel Macron, qui a défini puis mis en œuvre la politique de matraquage fiscal et de déclin industriel de François Hollande, est désormais totale.

Cette candidature, qui montre une nouvelle fois que la légitimité du Président de la République est vivement contestée jusque dans son propre camp, est davantage un problème pour François Hollande qu’une solution pour les Français et les Françaises.

Cette candidature révèle au grand jour les fractures profondes d’une majorité, le mensonge sur lequel François Hollande a été élu, et symbolise leur incapacité à gouverner.

Enfin, le flou qui entoure le projet d’Emmanuel Macron et son bilan désastreux en tant que ministre de l’économie est l’illustration parfaite qu’un projet politique ne se construit pas sur les déclarations d’intentions, le reniement, le mensonge ou la trahison » déclare Philippe Vigier.

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Elections américaines

Le peuple américain a démocratiquement élu Donald Trump. Le nouveau Président des Etats-Unis a désormais la responsabilité d’apaiser et de rassembler, pour une démocratie américaine à la hauteur des grands bouleversements mondiaux qui nous guettent et des graves menaces – en particulier la menace terroriste – auxquelles nous sommes confrontés.
Il nous faut retrouver notre leadership en Europe, afin que nous défendions au mieux les intérêts de la France. Il nous faut une Europe plus utile, plus efficace, une Europe qui protège ses peuples et ses économies.
Ce vote souverain du peuple américain doit naturellement nous interpeller sur les épreuves et les difficultés que traversent également des Françaises et des Français toujours plus nombreux, ainsi que sur les inquiétudes qu’ils ont.
Je pense tout particulièrement à celles et ceux qui sont frappés par le drame du chômage ou qui vivent avec la hantise de perdre leur emploi. Je pense également à ces Françaises et Français qui vivent dans la peur de l’inconnu, de l’avenir, à celles et ceux qui ont le sentiment d’être broyés par la mondialisation, et à nos territoires ruraux qui se sentent abandonnés. Je pense enfin à celles et ceux qui s’interrogent sur la capacité de la France à terrasser la menace du terrorisme islamiste.
Ils n’en peuvent plus de l’impuissance politique, que François Hollande incarne aujourd’hui plus que jamais. Ils ne supportent plus le fossé qui s’est creusé entre l’importance donnée aux sujets de second ordre, alimentés par les slogans et les querelles politiciennes, et leur réalité quotidienne. Ils attendent de nous des réponses fortes pour un Etat plus fort, pour libérer les énergies et créer des emplois.
Les réponses à ces questions ne pourront jamais être apportées par les démagogues, les populistes et les extrémistes. Elles doivent l’être par un discours de vérité, qui seul permet de créer la confiance et l’adhésion autour d’une action courageuse et efficace, à la hauteur des crises que nous traversons. Cette exigence de vérité, cette hauteur de vue, ce souci du rassemblement et de la cohésion doivent être au cœur de l’alternance.

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Chiffre de la croissance

J’estime que les faibles chiffres de la croissance au troisième trimestre auront un impact significatif sur le chômage et les déficits.

Michel Sapin vient de reconnaître avec lucidité que la faible croissance enregistrée au troisième trimestre rendait difficile l’objectif de 1,5 % de croissance sur l’année. 
Il reconnaît par là même que les déficits seront bien plus importants que prévus, contrairement à ce qu’il prétend depuis toujours.
Avec 4 milliards de recettes en moins, le respect des 3 % promis pour 2013 par François Hollande ne sera pas atteint à la fin du mandat.
Il reconnaît également que les créations d’emplois seront insuffisantes pour véritablement enrayer la hausse du chômage et que l’inversion de la courbe du chômage revendiquée par le gouvernement n’est donc qu’un maquillage des chiffres. 

Cet aveu d’échec signe la fin de l’imposture de François Hollande, dont les engagements sont décidément reniés jour après jour.

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Baisse du nombre de demandeurs d’emplois en septembre

Après une hausse massive le mois dernier, je me réjouis naturellement de cette baisse du nombre de demandeurs et de demandeuses d’emploi ainsi que pour chaque Français et chaque Française qui retrouve le chemin de l’emploi.

Pour autant, je suis profondément inquiet des conséquences de l’explosion du chômage depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, et de ses effets désastreux et durables sur notre cohésion sociale. A cet égard, je suis particulièrement préoccupé par l’augmentation du chômage des personnes de plus de 50 ans, ainsi que par l’augmentation des demandeurs et demandeuses d’emploi en catégories B et C, D et E sur les trois derniers mois.

Bien plus qu’une ombre au tableau, les hausses du chômage pour ces catégories démontrent que la politique mise en place par François Hollande n’a que pour but de faire diminuer artificiellement les chiffres du chômage, en sortant les demandeurs et les demandeuses d’emplois de la catégorie A.

Ces tours de passe-passe ne sont pas à la hauteur des dégâts humains et sociaux causés par le drame du chômage et démontrent que l’inversion de la courbe du chômage revendiquée par le gouvernement n’est qu’un artifice comptable. Seules des mesures fortes et des réformes structurelles, que ce Président de la République et cette majorité sont désormais définitivement disqualifiés pour mener, permettront de créer les conditions d’une baisse durable du chômage.

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Dernier budget de la législature

« Le dernier budget de la législature est à l’image du quinquennat de François Hollande : un budget de dissimulation, de mensonge et de plus, insincère.

Il est la preuve que le Président de la République n’aura pas été en mesure de tenir une seule de ses multiples promesses de campagne.

Sur le quinquennat, les dépenses publiques auront augmenté de 120 milliards d’euros, alors qu’il avait promis 50 milliards d’euros d’économies. Les prélèvements obligatoires auront augmenté de 96 milliards d’euros, frappant de plein fouet les classes moyenne et les retraités, alors qu’il avait promis une pause fiscale. La dette a explosé. Depuis son élection, il y a 1,4 million de Françaises et de Français de plus au chômage à cause de sa politique, alors qu’il avait promis d’en inverser la courbe.

Les raisons de ce désastre sont évidentes : François Hollande, qui avait déclaré au Bourget que « présider la République, c’est se dévouer à l’intérêt général », ne s’est pourtant préoccupé, tout au long de son quinquennat, que de sa réélection et de la gauche.

Ce projet de loi de finances pour 2017 est en définitive la triste illustration de son cynisme : loin d’améliorer la situation de notre pays, François Hollande cherche à tout prix à dissimuler l’ampleur de son échec en multipliant les artifices et les tours de passe-passe budgétaires. Il lègue ainsi à la prochaine majorité ses mesures électoralistes et clientélistes non financées. Les Françaises et les Français ne sont pas dupes : pour eux, ce quinquennat demeurera celui du mensonge et du matraquage fiscal » .

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Chiffres du chômage pour août

« Cette nouvelle hausse importante du chômage (+1,4%) vient de nouveau sanctionner lourdement le bilan d’un Président de la République en campagne, davantage concentré sur 2017 et les divisions de la gauche que par le sort des millions de chômeuses et de chômeurs dont il est pourtant responsable.

En dépit de mesures tardives de soutien à l’apprentissage, à la formation professionnelle ou à l’entreprenariat destinées à pallier l’absence de véritables réformes et à diminuer artificiellement le chômage, François Hollande n’arrive toujours pas à inverser la courbe, ce qu’il avait pourtant promis de faire pour le 9 septembre 2013.

Au contraire, les décisions idéologiques, les errements, les erreurs et les fautes qu’a multipliés François Hollande ont eu des effets désastreux sur l’emploi, au point qu’il est désormais évident qu’il ne parviendra pas à faire passer le nombre de chômeurs sous son niveau de 2012.

Sa promesse d’inverser la courbe du chômage est un mensonge et un échec de plus, qui démontrent qu’une autre politique est plus que jamais nécessaire.

Afin de répondre à l’urgence sociale, il est impératif que la dernière loi de finances du quinquennat permette vraiment de donner plus d’oxygène aux entreprises et aux ménages, au-delà des effets d’annonces et des promesses électoralistes de François Hollande »

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Gel de la fermeture d’Alstom à Belfort

Je salue « la décision du PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, qui constitue une première étape venant récompenser la forte mobilisation des salariés du groupe et des élus locaux.

Nous resterons cependant très vigilants quant aux solutions que le gouvernement a promis d’annoncer dans les jours qui viennent afin que ces dernières se transforment en actes et ne soient pas un simple effet d’annonces à quelques mois de la présidentielle.

Au-delà de l’avenir du groupe Alstom c’est la question de l’avenir de la politique industrielle française qui est posée. Fort de son savoir-faire, la France doit être capable de porter un véritable projet ferroviaire européen et de proposer une vision pour l’ensemble de son industrie.

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Annonces fiscales de François Hollande

Au lendemain de son entrée en campagne, les annonces fiscales de François Hollande apparaissent comme une tentative désespérée d’effacer un quinquennat de matraquage fiscal avec quelques mesures électoralistes de dernière minute.

François Hollande nous annonce une baisse de l’impôt sur le revenu d’un milliard d’euros mais il ne pourra pas faire oublier aux ménages que les prélèvements obligatoires ont augmenté de 78 milliards d’euros depuis 2012, ni que le gouvernement prévoit une nouvelle hausse de 18 milliards d’euros en 2017.

Avec le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile, François Hollande voudrait nous faire croire qu’il relance les emplois familiaux, qu’il a détruits, et qu’il fait un geste en faveur des retraités, dont les pensions n’ont cessé de baisser depuis 2012.

Enfin, la baisse de l’impôt sur les sociétés pour les petites entreprises ne fera pas oublier quatre ans d’errements en matière de compétitivité, la suppression de 13 milliards d’euros d’allègements de charges dès son arrivée au pouvoir, et l’avalanche d’impôts, de taxe et de contraintes décidées depuis 2012.

Ces gesticulations électoralistes de fin de mandat sont une nouvelle preuve du cynisme de François Hollande, qui a définitivement perdu la confiance des Françaises et des Français et qui, après avoir abîmé la France pendant quatre ans, tente aujourd’hui de faire croire que notre pays va mieux.

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Démission d’Emmanuel Macron

Communiqué de Presse

La démission d’Emmanuel Macron est une clarification bienvenue. Il est regrettable qu’elle ne soit pas intervenue plus tôt car François Hollande, les membres du gouvernement et de la majorité parlementaire ont perdu un temps et une énergie incommensurable en divisions.

Je regrette que ce temps et cette énergie n’aient pas été mis au service des Français qui attendent des résultats et de l’efficacité, en particulier sur l’emploi et la sécurité. Emmanuel Macron sait dorénavant combien François Hollande préfère la synthèse, qui conduit à l’impuissance, à l’action réformatrice, qui seule permettra à la France de se redresser.

Cette démission est une nouvelle démonstration que François Hollande et la majorité n’ont jamais été en mesure de mener les réformes dont la France a besoin et de sortir du mensonge sur lequel s’est construit leur victoire en 2012. Il s’agit d’un échec personnel grave pour le Président de la République dont la légitimité n’a jamais été aussi contestée, et la crédibilité aussi faible.

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Chiffres du chômage pour Juillet

Philippe Vigier se réjouit de la baisse du nombre de demandeurs d’emplois enregistrée au mois de juillet.

 » Je me réjouis pour chaque Français qui retrouve le chemin de l’emploi même si le niveau du chômage demeure exceptionnellement haut.

En effet, cette embellie ne permettra pas à Francois Hollande de faire oublier son bilan calamiteux en matière d’emploi.

Je n’oublie pas que ce Président de la République, qui a avoué s’en remettre à la chance pour tenir sa promesse d’inverser la courbe du chômage, est responsable de plus d’un million de chômeurs supplémentaires depuis son arrivée au pouvoir.

Aujourd’hui encore, malgré cette baisse, la promesse de Francois Hollande d’inverser la courbe du chômage résonne malheureusement comme un mensonge et un échec.

Nous demandons par conséquent que Francois Hollande, qui s’est jusqu’ici contenté de multiplier les contrats aidés, ainsi que les mesures tardives de soutien à l’apprentissage, à la formation professionnelle ou à l’entreprenariat pour faire diminuer artificiellement les chiffres du chômage , prenne enfin des mesures courageuses pour améliorer la compétitivité, la croissance et l’emploi.

Ce n’est qu’à cette condition seulement que cette baisse du chômage pourra s’inscrire dans la durée  » déclare Philippe Vigier.

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Croissance Zéro au 2ème trimestre

Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, appelle François Hollande à sortir du déni de réalité dans lequel il s’est enfermé et à faire de sa dernière année de mandat une année utile pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.

« Une croissance atone, une consommation qui stagne, un recul des investissements des entreprises et un chômage qui continue d’augmenter : les chiffres ne mentent pas et viennent adresser un désaveu cinglant à François Hollande, qui ne cesse de claironner que « ça va mieux ».

Au contraire, la France qui reste enlisée dans la crise alors que nos partenaires européens renouent avec la croissance, paye le prix de choix économiques, budgétaires et sociaux catastrophiques. Cette situation est la conséquence directe de l’augmentation démesurée des impôts sur les ménages et les entreprises et de l’absence de réformes courageuses.

La réforme du droit du travail, qui vient d’être adoptée au forceps ne changera malheureusement rien à la situation. Quatre années ont déjà été perdues : François Hollande doit maintenant cesser de prétendre que ça va mieux, de multiplier les annonces électoralistes et se mettre enfin au service des Françaises et des Français » déclare Philippe Vigier.

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Chiffres du chômage

« Le mois de juin, qui voit le nombre de demandeuses et de demandeurs d’emplois à nouveau augmenter, est une nouvelle trahison de l’engagement pris par François Hollande d’inverser la courbe du chômage en septembre 2013.

Le mois de juin 2016 est le 34ème mois qui passe depuis que François Hollande devait inverser la courbe du chômage, le 9 septembre 2013.

Ce sont 34 mois de renoncements et d’impuissance auxquels nous venons d’assister, 34 mois au cours desquels de nombreux Français et Françaises se sont malheureusement retrouvés face au drame du chômage.

François Hollande, qui déclarait le 14 juillet dernier, que la courbe du chômage allait finir par s’inverser à la fin de l’année, doit enfin prendre conscience des dégâts humains, économiques et sociaux de son inaction.

A cet égard, nous nous inquiétons du manque cruel d’ambition de la réforme du marché du travail, pourtant adoptée après trois recours à l’article 49 alinéa 3 de la constitution.

Nous craignons que cette loi – qui vient s’ajouter à la multiplication des contrats aidés, aux mesures tardives de soutien à l’apprentissage, à la formation professionnelle ou à l’entreprenariat, autant de tentatives désespérées de faire diminuer artificiellement les chiffres du chômage – ne permettra malheureusement pas de faire baisser le chômage.

Notre groupe estime que 2017 doit cesser d’être la seule préoccupation de François Hollande.

Le Président de la République a le devoir d’agir sans attendre pour les chômeuses et les chômeurs, en décidant d’une nouvelle baisse massive des charges, d’une suppression de la durée légale du temps de travail, de la création d’un contrat de travail unique, et d’une réforme des seuils sociaux».

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Annonces de François Hollande

 

A la suite des annonces de François Hollande sur le Crédit d’impôt compétitivité emploi, Philippe Vigier dénonce un énième reniement et de nouvelles mesures électoralistes de la part du Président de la République.

Plutôt que de transformer, comme il l’avait promis et comme nous le demandons depuis le début de la législature, le Crédit d’impôt compétitivité emploi en une baisse de charges massive qui bénéficierait à tous, François Hollande s’entête dans l’erreur.

Le renforcement du Crédit d’impôt compétitivité emploi condamne nos entreprises à vivre une année de plus avec ce dispositif complexe, au moment où le chômage repart à la hausse.

Quant à l’annonce d’une nouvelle baisse de l’impôt sur le revenu, elle constitue une nouvelle mesure électoraliste non financée, qui fera peser le poids de l’impôt sur un nombre toujours plus réduits de contribuables. Elle ne fera pas oublier aux Françaises et aux Français que le gouvernement augmentera encore les prélèvements obligatoires de plus de 18 milliards d’euros en 2017.

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Référendum Notre-Dame-Des-Landes

Ce dimanche, les habitants de Loire-Atlantique se sont massivement prononcés en faveur d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes et je m’en réjouis.

A présent, passons à l’acte, que l’exécutif exécute enfin! Depuis les années 1960, les collectivités locales et les acteurs économiques régionaux, soutiennent ce projet indispensable, tant pour le Grand Ouest que pour la France toute entière. De nombreuses délibérations et décisions de justice se sont prononcées favorablement pour le transfert de l’aéroport.

Une fois de plus malheureusement, ce dossier a mis en lumière la terrifiante impuissance publique qui entrave le développement économique et les volontés de réforme dans notre pays.

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Brexit

Le Royaume-Uni a décidé de quitter l’Union européenne. Si je respecte la volonté souveraine de son peuple, je ne peux que regretter ce choix qui fragilisera gravement et durablement l’Europe toute entière, dont la légitimité est sans cesse mise en cause, ainsi que le Royaume-Uni, qui va subir un choc économique et une perte d’influence sans précédent.

Ce résultat va malheureusement nourrir la défiance à l’égard de l’Union européenne, les égoïsmes nationaux et conforter celles et ceux qui, en France comme partout en Europe, prônent la sortie de l’Europe et le repli sur soi.

Il ouvre une période de crise profonde de l’Europe à laquelle il faut avoir le courage de répondre par plus d’Europe. Malgré le choix du Royaume-Uni, l’Union européenne reste, pour la France, le seul moyen pour mieux protéger les Françaises et les Français des crises que nous traversons.

Aussi, ce résultat exige que la France soit de nouveau le moteur de la construction européenne, ce qu’elle a malheureusement cessé d’être depuis le quinquennat de François Hollande.

Il y a urgence à doter l’Union européenne d’un véritable leadership clairement identifié et désigné de manière démocratique : un président de l’Europe doit être choisi par les citoyens et les citoyennes européens. Il faut également faire le pari du fédéralisme avec les pays qui y sont prêts.

Nous considérons qu’il y a urgence dans quatre domaines : une politique étrangère et de défense commune, afin de mettre sur pied une force d’intervention européenne, une politique commune de sécurité intérieur, une politique migratoire et d’asile commune et une politique économique et budgétaire commune.

J’appelle par conséquent François Hollande à prendre de toute urgence une initiative diplomatique forte pour défendre ces deux propositions et une vision enfin ambitieuse de l’Europe. Sans une telle initiative, le Président de la République porterait une responsabilité personnelle dans le délitement de l’Europe.

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Congrès des maires

Philippe Vigier, Président du groupe UDI, estime que les annonces de François Hollande ne sont pas à la hauteur de la crise grave dans laquelle il a plongé les collectivités territoriales.

La baisse cumulée des concours financiers de l’État aux collectivités territoriales de 28 milliards d’euros décidée par François Hollande a eu pour effet de paralyser l’investissement local et de contraindre les élus à augmenter les impôts locaux ou à supprimer les services publics.

Face à une situation de crise qu’il a lui-même créée, François Hollande a, une nouvelle fois, fuit ses responsabilités en annonçant une diminution de moitié de l’effort demandé aux communes et aux intercommunalités.

Cette absence de réponse forte à l’inquiétude des élus locaux, qui se trouvent dans des situations insupportables, est une faute politique :

  • une faute politique car François Hollande continue de faire peser un effort financier démesuré sur les élus locaux
  • une faute politique car les régions et les départements, qui exercent des compétences essentielles pour la vie quotidienne des Françaises et des Français ne sont pas concernés par les annonces de François Hollande
  • une faute politique car l’augmentation du fonds de soutien annoncée ne profitera que peu aux communes et aux intercommunalités, contrairement à ce que François Hollande prétend.

Les collectivités territoriales ne sont pas des variables d’ajustement budgétaires : elles exercent un rôle décisif en faveur de l’investissement et de l’emploi, de la cohésion sociale à travers le soutien aux associations, et de l’efficacité des services publics.

François Hollande n’a pas le droit de rester au milieu du gué.

Nous l’appelons à renoncer à cette solution en trompe l’œil et à prendre la seule décision qui s’impose pour préserver les collectivités territoriales : notre groupe estime qu’il doit annuler purement et simplement la baisse de 3,7 milliards de dotations prévue en 2017.

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Chiffres du chômage pour avril

Notre groupe se réjouit de cette deuxième baisse consécutive du nombre  de demandeurs d’emplois . Il s’agit là d’une  nouvelle positive pour les Français qui sortent de la désespérance et retrouvent un emploi.

Elle doit toutefois être appréhendée avec une infinie précaution puisque François Hollande a tout mis en œuvre pour faire diminuer artificiellement les chiffres du chômage et a fait le choix de recourir massivement à des emplois précaires et des contrats aidés pour masquer l’ampleur de l’échec de sa politique économique et sociale.

En outre, le délitement de l’autorité de l’Etat, la défiance à l’égard de la majorité et les blocages qui paralysent le pays sont en train de plomber notre économie et ont déjà annihilé les effets positifs de cette baisse du chômage.

Comme nous le soulignons depuis le début du quinquennat, sans véritable réforme du marché du travail, la baisse du chômage observée ne pourra pas se traduire par une vraie reprise. A cet égard, notre groupe s’inquiète de l’incapacité de la majorité à s’atteler au redressement du pays.

Enfin, cette baisse du chômage ne permettra pas de réparer les dégâts humains, sociaux et économiques liés à quatre ans de hausse dont cette majorité est en grande partie responsable. Dans ce contexte, le « ça va mieux » résonne comme un slogan particulièrement indécent pour des millions des Français encore touchés par le drame du chômage, et auxquels le Président de la République ne répond malheureusement que par son cynisme et des petits calculs politiciens.

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Chiffres du chômage pour mars : ma réaction

Philippe Vigier, Président du Groupe UDI, estime que « la baisse du chômage enregistrée au mois de mars est artificielle et ne peut se mesurer que sur la durée ». En conséquence, il appelle le gouvernement à prendre enfin ses responsabilités afin que la réforme du droit du travail soit utile dans la bataille pour l’emploi.

« Si nous nous réjouissons de cette baisse du nombre de demandeurs d’emplois, nous continuons néanmoins à déplorer l’absence de réforme d’ampleur destinée à moderniser notre marché du travail.

La boîte à outils et la multiplication des annonces électoralistes de François Hollande ne suffiront pas pour renouer avec la croissance et permettre ainsi une véritable inversion de la courbe du chômage. Sans véritable et réelle réforme, la baisse du chômage restera éphémère.

Alors que la France enregistre une nouvelle positive sur le front de l’emploi, nous regrettons que le projet de loi travail, dont l’examen commence la semaine prochaine à l’Assemblée nationale, soit progressivement devenu le plus petit dénominateur commun d’une gauche profondément divisée, alors qu’il aurait dû être un texte au service de l’emploi.

Afin que cette baisse s’inscrive dans la durée, notre groupe demande instamment que le gouvernement revienne sur la surtaxation des CDD, qui représente un véritable danger pour l’emploi, en particulier pour celui des jeunes, et proposera, dans le cadre de l’examen du projet de loi travail, de lever les freins à l’embauche , d’une part, en allongeant la durée légale du temps, d’autre part, en créant un contrat de travail unique, enfin en réformant les seuils sociaux » déclare Philippe Vigier.

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Déplacement de Hollande en Eure-et-loir : ma réaction

Communiqué de Presse

Alors que François Hollande était à Chartres pour parler de l’industrie et de l’emploi, Philippe Vigier, député d’Eure-et-Loir et Président du Groupe UDI à l’Assemblée nationale, s’inquiète du marasme économique dans lequel se trouve notre pays.

Si certains indicateurs révèlent une faible reprise en ce début d’année, c’est trop peu pour dynamiser notre croissance et créer massivement des emplois.

Depuis l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, ce sont 700.000 personnes supplémentaires qui se retrouvent au chômage. Malgré le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), le Pacte de responsabilité et de solidarité ou encore le Projet de loi Macron qui étaient censés libérer l’activité, notre économie reste à la traîne par rapport à nos voisins européens comme en attestent les prévisions de croissance pour 2016 : 1,3% pour la France contre 1,4% en Italie, 1,8% en Allemagne, 2,1% en Grande-Bretagne ou encore 2,8% en Espagne.

Philippe Vigier regrette que le projet de loi El Khomri n’apporte pas les réponses attendues. Alors qu’il aurait fallu simplifier la vie des entreprises et assouplir le marché de travail, le Gouvernement a préféré les arrangements avec les syndicats et les étudiants au détriment des TPE-PME, parents pauvres de ce texte.

La venue de François Hollande en Eure-et-Loir pour défendre sa politique industrielle n’est en réalité qu’une opération de communication qui ne trompe pas les Français.

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rapport sur les Minima Sociaux : ma réaction

Philippe Vigier, Président du Groupe UDI, salue certaines des propositions formulées par Christophe Sirugue, auteur d’un rapport sur les minima sociaux, et l’engagement du Premier ministre d’effectuer la simplification prônée au 1er janvier 2017.

Depuis longtemps déjà, le Groupe UDI, par l’intermédiaire d’Yves Jego notamment, a proposé la création d’une « allocation sociale unique qui serait modulable, contrôlable et plafonnable », ce pour une meilleure transparence des comptes publics mais aussi pour une politique sociale efficace au service des plus démunis. Il s’agit là d’une réforme de bon sens qui permettrait de traiter chaque bénéficiaire sur un même pied d’égalité tout en respectant les situations particulières de chacun.

Il apparait en effet que notre système de minima sociaux est aujourd’hui à bout de souffle, ne permettant plus de protéger les plus faibles ce qui crée un véritable sentiment d’injustice dans notre pays.

En revanche, l’élargissement du RSA aux 18-25 ans pose question alors que ceux-ci sont éligibles à d’autres dispositifs et que le coût d’une telle mesure sera nécessairement très élevé.

La balle est désormais dans le camp du Gouvernement qui devra trancher.

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François Hollande invité de « Dialogues Citoyens » : ma réaction

Philippe Vigier, Président du groupe UDI de l’Assemblée nationale, regrette que «le Président de la République n’ait pas été à la hauteur du choc de vérité qui lui a été imposé ce soir».

Au travers des témoignages et des questions des 4 citoyens invités ce soir sur France 2 face au Président de la République, nous avons pu constater l’état de désespérance et d’attente dans lequel notre pays est plongé. Face à leurs interrogations, leurs inquiétudes, François Hollande a été dans l’incapacité d’apporter l’once d’une réponse ou d’une solution, se confinant à un président spectateur du désespoir des Français.

Ainsi, sur le projet de loi travail, il est déplorable que le Président de la République refuse de répondre au problème principal qu’est la création d’emplois au sein des TPE-PME alors que celles-ci constituent à 95 % le tissu économique français. Pire, il va jusqu’à justifier la taxation des CDD alors que ceux-ci sont le premier pied vers le marché du travail et que les entreprises ont besoin plus que jamais de flexibilité pour retrouver le chemin de la confiance, donc de la compétitivité, et de la croissance.

Sur la crise des réfugiés, alors que l’Europe ne peut être que notre seul chemin, François Hollande, en refusant de porter l’exigence d’une Europe solidaire et laissant seule Angela Merkel face au drame des migrants, confirme malheureusement la prédiction de la Chancelière allemande que «si l’Europe échouait sur la question des réfugiés, le lien étroit qui l’unit à l’histoire des droits civils et universels se briserait».

Enfin, face à la colère et à la détresse des Français si fortement et si sincèrement exprimée, le groupe UDI regrette que le Président de la République n’ait pas été malheureusement à la hauteur du choc de vérité qui lui a été imposé ce soir.

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Renoncement à la révision constitutionnelle

Pour Philippe Vigier, Président du groupe UDI, François Hollande porte seul responsabilité dans l’échec du Congrès.

« En annonçant qu’il ne convoquerait pas le Congrès pour réviser la Constitution, François Hollande abandonne deux mesures importantes dont il avait lui-même fait des priorités : La première permettait de s’assurer que l’état d’urgence était parfaitement efficace pour lutter contre la menace terroriste, l’autre symbolique, la déchéance de nationalité pour les terroristes, démontrait la détermination de la France à exclure de la communauté nationale toutes et celles et toutes ceux qui s’attaquaient à ses valeurs et à ses membres.

En lançant ce débat de manière improvisée, sans même avoir l’appui de sa propre majorité, François Hollande a enlisé notre pays dans des débats interminables et stériles, sans qu’aucune mesure n’ait été décidée pour assurer la sécurité des Françaises et des Français.

Notre groupe avait pris ses responsabilités en soutenant cette réforme constitutionnelle. Nous regrettons par conséquent que François Hollande ait une nouvelle fois fait passer les intérêts de la gauche, qui menaçait d’imploser avec le débat sur la déchéance de nationalité, avant l’intérêt supérieur de la Nation.

Cet énième renoncement de François Hollande démontre son incapacité à rassembler. Il nous faut maintenant agir, pour mieux armer notre pays face aux dangers du terrorisme.

Notre groupe demande que le Parlement légifère en urgence , afin d’adapter l’état d’urgence aux menaces nouvelles et encadrer son utilisation » déclare Philippe Vigier.

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Chiffres du chômage pour février : ma réaction

Suite à une nouvelle hausse du chômage au mois de février, Philippe Vigier, Président du groupe UDI, appelle la majorité à prendre enfin ses responsabilités afin que la réforme du droit du travail ne soit pas une occasion manquée de plus dans la lutte contre le chômage.

Après une baisse du chômage liée à un nombre anormalement élevé de radiations administratives du Pôle Emploi le mois dernier, la hausse du nombre de demandeuses et de demandeurs d’emplois enregistrée aujourd’hui constitue un échec cinglant pour François Hollande et Manuel Valls. Ainsi que nous le soulignons depuis le début du quinquennat, il ne pourra y avoir de baisse durable du chômage sans vraies réformes.

« Dans ce contexte d’une gravité sans précédent, nous ne pouvons que regretter que face à la pression des syndicats et de la gauche de la gauche, le gouvernement ait déjà entériné plusieurs reculs importants sur le projet de loi travail, présenté aujourd’hui en Conseil des ministres.

Nous dénonçons également avec force les tergiversations et les improvisations de ce gouvernement qui s’enlise dans des débats interminables depuis plusieurs mois alors que la lutte contre le chômage est une urgence absolue.

Enfin, nous craignons que ces reculs, qui n’ont pas permis de convaincre les partenaires du dialogue social, ne soient que les premiers d’une longue série qui transformeront progressivement ce projet de loi en une nouvelle motion de synthèse du Parti Socialiste, le rendant ainsi absolument inutile pour lutter contre le drame du chômage.

J’appelle par conséquent la majorité à prendre enfin ses responsabilités, afin que ce projet de loi soit utile pour l’emploi. L’ampleur du drame du chômage est aujourd’hui telle que François Hollande n’a pas le droit de privilégier une fois encore les intérêts de sa majorité à ceux du pays.

Pour que la prochaine réforme du droit du travail ne soit pas une occasion manquée de plus, il faut en effet sortir des faux semblants, briser les tabous, abandonner les vieilles lunes. Notre modèle est de moins en moins efficace pour protéger les salariées et les salariés face aux bouleversements sociaux, économiques ou technologiques auxquels nous sommes confrontés. Pire, il engendre parfois des freins à l’embauche qui, jour après jour, créent du chômage et de la précarité. Nous devons par conséquent avoir le courage de prendre des mesures fortes, ambitieuses, innovantes, pour préparer l’avenir, en conciliant compétitivité des entreprises, protection des salariées et des salariés et lutte contre le chômage » déclare Philippe Vigier.

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Chiffres du chômage pour janvier : ma réaction

Philippe Vigier, Président du groupe union des démocrates et indépendants, se réjouit de la baisse du chômage en janvier et appelle à des réformes courageuses pour transformer l’essai.

Alors que toute l’Europe a déjà renoué avec la croissance, la France a pris beaucoup de retard dans les réformes qu’il est essentiel de mener pour moderniser notre marché du travail.

Cette nouvelle positive sur le front de l’emploi doit maintenant pousser François Hollande a définitivement rompre avec sa boîte à outils et avec la multiplication des plans d’actions, qui ont montré leur inefficacité depuis plus de trois années maintenant.

Pour que la baisse du chômage soit durable, les réformes doivent être profondes, efficaces pour protéger les salariés et utiles pour accompagner les entreprises et leur permettre d’être plus compétitives.

A cet égard, la réforme du droit du travail qui sera prochainement examinée à l’Assemblée nationale semble enfin aller dans le bon sens. Pour autant, alors que tous les arbitrages n’ont vraisemblablement étés rendus, il y a fort à craindre que le gouvernement ne soit tenté de reculer face aux pressions de sa majorité, qui menace plus que jamais d’imploser.

Notre groupe appelle au contraire à sortir des faux semblants et à abandonner les vieilles lunes qui, sous couvert de vouloir protéger les salariés, créent des freins à l’embauche qui jour après jour, créent du chômage et de la précarité.

« Pour que la prochaine réforme du droit du travail ne soit pas une occasion manquée de plus dans la lutte contre le chômage, nous devons passer la vitesse supérieure, en particulier sur trois thèmes qui sont autant de tabous pour cette majorité : le temps de travail, le contrat de travail et le salaire minimum. Je propose par conséquent l’assouplissement des conditions de rupture du contrat de travail afin de favoriser l’emploi dans les Très Petites et Petites et Moyennes Entreprises, la suppression pure et simple des 35 heures à travers la mise en place d’accords d’entreprises et la fixation d’un salaire minimum branche par branche » déclare Philippe Vigier.

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Conférence de santé: un nouvel aveu d’échec pour le Gouvernement

Annoncée en mars après les manifestations à Paris des professionnels de santé contre le projet de loi Touraine, la conférence de santé est, pour Philippe Vigier, Président du Groupe UDI à l’Assemblée nationale, et Francis Vercamer, député UDI, un nouvel aveu d’échec pour le Gouvernement.

Adoptée dans la précipitation, dans des circonstances dramatiques, la loi de modernisation de notre système de santé a été une erreur fondamentale, symbole du mépris de la majorité pour les professionnels de santé. Quelques semaines après son adoption, le Gouvernement ne propose toujours rien sur la revalorisation des actes des médecins, alors qu’en généralisant le tiers payant, les consultations seront virtuellement gratuites. Le Gouvernement ne propose rien sur le reste à charge qui éloigne de plus en plus de Français de l’accès au soin. Enfin, le Gouvernement continue de rejeter dos à dos l’hôpital public et les cliniques privées alors que nous avons plus que jamais besoin de coopération.

La précarité de l’accès au soin s’aggrave dans nos territoires mais les annonces du Premier ministre sur le numerus clausus ne résoudront en rien la question de la désertification médicale. La solution est pourtant simple et le groupe UDI la propose depuis des années : substituer à l’examen national classant (ECN) un internat régional car c’est à ce moment-là que l’installation des médecins se dessine.

Aujourd’hui, la médecine libérale meurt à petit feu, ce n’est pas de nouvelles promesses qu’attendent les professionnels de santé mais bien de nouveaux modes d’organisation et d’exercice permettant plus de souplesse et d’efficacité.

Si l’amélioration de la prise en charge des congés maternité et l’aménagement de la formation des médecins sont des mesures attendues par les professionnels, l’absence des médecins libéraux est le signal d’une rupture définitive entre les médecins et l’exécutif.

Le groupe UDI reste à l’écoute des attentes des patients et partage les préoccupations des professionnels de santé pour construire ensemble un nouveau système de santé tandis que le Gouvernement fuit la concertation et abandonne les territoires.

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Un remaniement ministériel qui ne changera rien

Communiqué de Presse

Pour Philippe Vigier, président du groupe UDI, le remaniement annoncé aujourd’hui ne changera strictement rien à la politique menée pour lutter contre le chômage, préoccupation majeure des Françaises et des Français.

« Nous sommes face à un Président de la République et un Premier ministre qui tentent en vain de faire croire aux Français et aux Françaises qu’ils ont l’appui d’une large majorité pour porter les changements dont la France a besoin. Ce jeu de dupes ne trompe personne. La rupture est en effet consommée avec les alliés écologistes et ce ne sont pas les quelques prises de guerre de François Hollande qui permettront de faire croire le contraire. Quant à la rétrogradation d’Emmanuel Macron à la 13ème place, elle démontre que François Hollande ne compte pas rompre avec la politique de l’échec qu’il a menée jusqu’ici.

Sans nouveau souffle, sans nouveau cap, ce remaniement se résume en réalité à des grandes manœuvres de François Hollande en vue de 2017, au moment où il se sait plus que jamais fragilisé par les procès en légitimité au sein de son camp. En outre, en passant de 32 à 38 ministres, l’efficacité n’est manifestement pas non plus la priorité de M. Hollande.

Je ne vois dans ce remaniement aucun signal positif qui nous permettrait de croire à une relance de la croissance et à la baisse du chômage. La mission que ce gouvernement conduira au service de la France sera particulièrement difficile et exigeante et notre groupe lui apportera son soutien chaque fois qu’il démontrera sa capacité à privilégier les intérêts supérieurs de notre pays, objectif dont il s’éloigne manifestement un peu plus chaque jour » déclare Philippe Vigier.

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Rapport de la Cour des Comptes sur les contrats de génération : ma réaction

Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’assemblée nationale, estime que le constat implacable dressé par la Cour des comptes dans son rapport public annuel sur les contrats de génération vient sanctionner les choix de François Hollande depuis son arrivée au pouvoir.

« Le verdict implacable de la Cour des comptes, qui recommande l’abandon du dispositif, fait écho à ce que nous disons depuis le début du quinquennat, puisque nous n’avons cessé de dénoncer l’inefficacité et le coût de la boîte à outils de François Hollande.

A travers l’échec des contrats de génération, toute la politique de lutte contre le chômage de François Hollande est en réalité en cause : la multiplication des contrats aidés ne pourra, à elle seule, soutenir la croissance de notre économie et compenser les centaines de milliers d’emplois détruits par les décisions dogmatiques prises par la majorité.

François Hollande s’est trop longtemps accroché à sa boîte à outils et a refusé de mettre en place le vrai plan massif et volontaire de retour à l’emploi que nous n’avons cessé d’appeler de nos vœux.

Prisonnier de sa majorité, il n’a pas su non plus créer les conditions de la confiance et du sursaut économique avec le pacte de responsabilité et de solidarité. Il en est aujourd’hui réduit à tenter de faire diminuer artificiellement les chiffres, en sortant les demandeurs d’emploi des relevés mensuels du chômage.

Après 3 années perdues dans la lutte contre le chômage, nous l’appelons par conséquent à faire de 2016 une année utile pour l’emploi en opérant maintenant la rupture économique et sociale dont la France a besoin.

Dans cette perspective, il doit prendre maintenant trois décisions qui auront des effets immédiats sur l’emploi :

  • un allégement massif et immédiat des charges en lieu et place du Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi et de la multiplication des aides à l’embauche,
  • l’assouplissement du contrat de travail afin de favoriser l’emploi dans les Très Petites Entreprises et les Petites et Moyennes Entreprises,
  • la suppression pure et simple des 35 heures à travers la mise en place d’accords d’entreprises.

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