Articles marqués avec ‘Médias’

Les élus du Grand Châteaudun unanimes et déterminés pour l’avenir de l’ex-base aérienne

24 11 2017 BASE AERIENNE

Notre territoire vient d’être frappé par une terrible nouvelle : la décision de fermer définitivement la base aérienne de Châteaudun, rattachée à Bricy. Nous sommes ni plus ni moins victimes d’un mensonge d’Etat puisque cette décision du gouvernement vient contredire les engagements pris auparavant par Jean-Yves Le Drian qui avait confirmé la création d’une filière de déconstruction des aéronefs. C’est une condamnation de plus, brutale et inacceptable, pour le bassin de vie dunois !

Avec chacune, chacun des élus qui siègent à la communauté de communes du Grand Châteaudun, j’ai voté une motion qui exprime notre détermination pour l’avenir de l’ex-base aérienne.

Notre mobilisation et notre vigilance porte sur cinq demandes adressées au Ministère des Armées :

  • 1- fermeture reportée à 5 ans au lieu des 3 annoncés
  • 2- cession du terrain pour 1 euro symbolique
  • 3- réalisation de la dépollution du site
  • 4- suppression des radionucléides
  • 5- signature d’un nouveau contrat de restructuration de site de défense d’au moins 10 millions d’euros.

Tous, nous sommes déjà en action : nous venons de valider le cahier des charges d’une étude 360° lancée par la préfète d’Eure et loir, Sophie Brocas.

Je reviendrai sur cette étude à laquelle chaque élu sera invité à contribuer. Avec l’ensemble des acteurs du territoire, nous allons prendre en mains notre destin et bâtir une stratégie qui permettra de réussir en cinq ans la reconversion de la base aérienne et l’implantation rapide de nouvelles activités.

 

Vous trouverez ci-après l’intégralité de cette motion publiée par le journal l’Echo républicain :

https://www.lechorepublicain.fr/chateaudun/politique/2018/07/27/le-grand-chateaudun-vote-une-motion-pour-l-avenir-de-l-ex-base-aerienne_1293

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« Déserts médicaux : les 25 mesures de la « dernière chance »? »

Le 25 juillet, le Courrier des maires, publiait mon interview, en tant que rapporteur général,  suite à la publication du rapport de la commission d’enquête sur l’égal accès aux soins des Français sur le territoire et sur l’évaluation des politiques publiques déjà mises en œuvre face à la désertification médicale.

RETROUVEZ MES RÉPONSES AUX QUATRE QUESTIONS DU JOURNALISTE, PUBLIÉES PAR LE COURRIER DES MAIRES : http://www.courrierdesmaires.fr/76718/deserts-medicaux-les-25-mesures-de-la-derniere-chance/

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Contre les pesanteurs de la technostructure, ma tribune dans le Parisien, 22 juillet

La carte grise est un exemple subi par tant de nos concitoyens, il y a peu !

Mais nous le vivons tous, dans nos démarches individuelles, dans les collectivités, les attentes des autorisations nécessaires, les résultats des différentes étapes demandent des délais considérables, d’autres formulaires et recours, qui empêchent la « respiration » dont notre pays, pour son développement, a besoin.

Retrouvez ma tribune, parue dans le parisien libéré le 22 juillet en cliquant sur ce lien :  http://m.leparisien.fr/politique/philippe-vigier-en-france-il-faut-six-mois-pour-une-carte-grise-22-07-2018-7829367.php

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9 mars 2018 : Conférence de presse du prix du manuscrit de la Beauce et du Dunois

09 03 2018 conference prix du manuscrit

Le 9 mars à Janville, avec Jean-Louis Baudron, président de la communauté de communes Cœur de Beauce et Alain Denizet, président du prix, nous annoncions aux candidats potentiels, jeunes et adultes, les conditions de participation à l’édition 2018 du prix du manuscrit de la Beauce et du Dunois.

Les manuscrits peuvent parvenir jusqu’au 30 juin 2018, pourvu qu’ils traitent de ces territoires, de leurs habitants, de leur histoire…

C’est une véritable contribution à la mémoire collective ! Alors, à vos crayons ! A vos claviers !

Toutes les informations sur https://www.pays-dunois.fr/index.php/le-prix-manuscrit-2/presentation-1/268-presentation-prix-du-manuscrit-de-la-beuace-et-du-dunois

09 03 2018 conference prix du manuscrit

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Les « un an » des Champs du Possible : mon interview à Radio Intensité

Philippe Vigier Radio intensité

L’association Les Champs du Possible fête ses un an à Châteaudun. En charge du Village by CA dans les anciens locaux d’Axéréal, elle a pour mission de promouvoir le territoire et d’attirer des start-up dans ses locaux.

Quatre start-up y sont installées et une cinquième arrivera prochainement. Un appel à candidature est aussi relancé pour en séduire de nouvelles.

L’occasion aussi de faire le point sur un autre dossier annoncé également il y a un an : la filière de démantèlement des avions sur l’ex-base aérienne.

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Mes voeux pour 2017

voeux-2017-philippe-vigier

« 2017 sera le moment de tourner une page pour la France, de faire en sorte que le pays retrouve le rayonnement qu’il a perdu.

Ensemble pour 2017, écrivons une belle page pour la France, pour l’Europe, pour le Monde.

Très belle année à chacune et chacun d’entre vous. »

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Soutien à Alain Juppé : mon interview dans l’Echo Républicain

Philippe Vigier-Juppé Bordeaux

L’UDI ne présente pas de candidat à la primaire. Soutenez-vous Alain Juppé par défaut

D’abord, je regrette qu’il n’y ait pas de candidat UDI. Si Jean-Louis Borloo avait été là, on aurait tous été derrière lui, et je suis convaincu qu’il aurait rassemblé de façon très large. Maintenant, ce n’est pas un choix par défaut, mais d’adhésion.

A la base, vous n’êtes pourtant pas un proche de d’Alain Juppé… 

Je le connaissais peu jusqu’à il y a trois ans. Il incarne un vrai rassemblement de la droite et du centre, il le porte en lui. Il est tout à fait favorable à ce qu’à côté d’une famille des républicains solide, il y ait une famille centriste qui soit également solide. Ensuite, dans les circonstances que vit notre pays, il faut un capitaine susceptible de barrer avec efficacité et une expérience internationale. Alain Juppé a été Premier ministre et à deux reprises ministre des Affaires étrangères. Il portera la voix de la France aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, alors qu’Hollande a abaissé l’image du pays et du président de la République. Ces propos prennent encore plus d’acuité maintenant que Donald Trump est élu et va faire du protectionnisme aux États-Unis. Enfin, la méthode de gouvernement de Juppé, avec des ordonnances sur un certain nombre de sujets dès l’été, me plaît. Il veut aller vite et créer un choc de confiance. Il a raison, on ne peut plus attendre ces réformes de fond sur l’emploi, la fiscalité, l’éducation…

L’homme parait austère, non ? 

Il n’est pas exubérant, mais à côté de ça, il est assez pince-sans-rire et il est sincère. C’est quelqu’un de chaleureux aussi. Je n’oublie pas qu’il est venu me soutenir lors des élections régionales, à Chartres.

Le soutien de François Bayrou, votre meilleur ennemi, cristallise les passions et les tensions parmi les huit candidats. Êtes-vous certain qu’il ne lui a rien promis

Oui, j’en suis sûr. C’est une caractéristique du personnage.

Donc, il ne vous a rien promis non plus

Absolument rien. Il m’a dit : “Je suis ravi que tu sois avec moi. Tu es président d’un groupe à l’Assemblée, ça compte pour moi”.

Mais Bayrou…

Bayrou ne sera pas Premier ministre, je ne suis même pas certain qu’il soit ministre. J’ai eu des moments de tension et de divergences avec lui. Mais, sincèrement, je préfère qu’il soutienne un candidat de la droite et du centre plutôt qu’il soit tenté comme il l’a été par l’aventure Hollande. Ça n’aurait pas de sens. Il faut une assise large pour gouverner. Et puis, sur Bayrou, faut pas trop en rajouter. Quand Christian Estrosi a été élu avec les voix de gauche en PACA, personne ne trouve rien à redire. Quand Xavier Bertrand est élu avec des voix de gauche, personne ne trouve rien à redire. Quand il y a des ministres socialistes sous Nicolas Sarkozy, personne n’en a fait des mètres et des mètres. Soyons sérieux, le but est de savoir qui va être capable de redresser la France. Il faut bien choisir, cela ne discrédite pas les autres. Sarkozy et Fillon sont des hommes d’État, mais on peut avoir une préférence, je l’affirme.

Quelle place peut justement espérer l’UDI dans un gouvernement Juppé

On apporte, déjà, dans le projet, dans le débat politique. Et on continuera à apporter si Alain Juppé est élu, tout en accompagnant des réformes courageuses. Il faut toutefois regarder les choses sans concession. Si nous avions eu un candidat, on aurait plus parlé de l’UDI. C’est une faiblesse de notre famille politique.

Les sondages se resserrent. Alain Juppé gagnera-t-il la primaire s’il termine en tête au premier tour, dimanche

C’est mieux de faire la course en tête. Mais je pense que ce sera plus serré qu’on le croit. Cela montre que les Français s’intéressent au débat politique et que l’électorat est en train de se former.

Et si Nicolas Sarkozy devait l’emporter, quelle attitude adopteriez-vous

Je suis mille fois favorable à la primaire et quoi qu’il arrive, je m’engage à respecter le résultat. Ce n’est pas un exercice où on prend ce qu’on veut quand on veut.

Juppé annonce qu’il ne fera qu’un mandat. Y êtes-vous favorable

Tout à fait. Il n’y a pas de réélection derrière, c’est mieux. Juppé aura des ministres qu’il gardera le plus possible et, si possible, cinq ans. Il y aura toujours des petites musiques deux ans à six mois avant, mais ils pourront toujours en faire. Comme il va agir et les premiers résultats tomberont, tout ira mieux.

A lire dans l’Echo Républicain

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J-4 : primaire mode d’emploi

Philippe Vigier-Juppé Bordeaux

PREMIER TOUR : Le dimanche 20 novembre 2016

DEUXIÈME TOUR : Le dimanche 27 novembre 2016

Pas besoin d’être adhérent d’un parti ! Pour voter, il suffit :

  • D’être inscrit sur la liste électorale au 31 décembre 2015 (ou d’avoir 18 ans à la date de l’élection présidentielle 2017)
  • De verser 2€ par tour de scrutin de participation aux frais d’organisation
  • De signer la phrase suivante : « Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m’engage pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France. »

Trouvez votre bureau de vote en utilisant le moteur de recherche au lien suivant : http://www.alainjuppe2017.fr/ouvoter. Attention, les bureaux de vote ne seront pas forcément les mêmes que ceux où vous avez l’habitude de voter pour les élections présidentielles.

Les procurations seront interdites pour les primaires. Chacun vote pour soi, en personne, dans son bureau de vote, sauf en Outre-mer et à l’étranger.

Bureaux de vote en Eure-et-Loir :

 

 

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Lutte contre la désertification médicale : mon interview au Quotidien du Médecin

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Patron du groupe centriste UDI à l’Assemblée nationale, le député d’Eure-et-Loir Philippe Vigier a déposé une proposition de loi instaurant la contrainte à l’installation des médecins, et rendant obligatoire un stage d’un an en ambulatoire. Elle est examinée ce mercredi 16 novembre en commission des affaires sociales et le 24 en séance plénière.

LE QUOTIDIEN : Pour la 3e fois en 5 ans, vous présentez une proposition de loi visant à contraindre l’installation des médecins libéraux. Pourquoi ?

PHILIPPE VIGIER : Je vous rappelle que les biologistes n’ont plus la liberté d’installation, tout comme les pharmaciens, les infirmiers et les sages-femmes. Regardez ce qu’avait proposé l’Ordre des médecins en 2012 sous la présidence du Dr Michel Legmann (il proposait que le médecin tout frais diplômé soit tenu d’exercer pendant cinq ans dans sa région de formation, NDLR), et souvenez-vous ce que proposaient François Hollande ou Mme Touraine, qui étaient favorables à la régulation avant 2012.

Dans ma proposition de loi, il n’y a pas que la contrainte à l’installation. Il y a aussi, par exemple, l’instauration de l’internat régional, pour adapter la formation aux vrais besoins démographiques des régions. Je propose aussi d’adapter le numerus clausus aux régions, et de le diminuer là où il y a déjà beaucoup de médecins. Mais globalement, il faut en former plus, car le volume d’heures travaillées est inférieur à ce qu’il était il y a 20 ans. Tant que nous n’aurons pas 350 000 médecins, on n’y arrivera pas à cause de ce moindre volume d’heures travaillées. Le texte prévoit aussi une année de stage en ambulatoire ou dans un centre hospitalier, afin que les étudiants sortent enfin des murs du CHU.

Je propose enfin que chaque médecin, à l’issue de sa formation, s’installe pour une durée minimum de trois ans dans une zone sous-dotée. Ce n’est pas une punition, il s’agit essentiellement de les sédentariser. Quand un étudiant signe un contrat d’engagement de service public (CESP), il doit passer au moins deux ans dans une zone sous-dotée à la fin de son cursus. En définitive, je propose à peu près la même chose que Mme Touraine, mais sans les aides pendant les études.

Des propositions de loi similaires ont toutes été rejetées. Qu’est-ce qui vous fait croire que, cette fois, ça pourrait passer ?

Parce qu’il y a urgence. Dans ma circonscription, il y a eu une rixe récemment dans un cabinet médical à cause de patients qui cherchaient un médecin désespérément. Il faut comprendre ce qui se passe sur le terrain : un rendez-vous chez un ophtalmo chez moi, c’est un an d’attente. Des dermatos, il n’y en a plus. Il fallait faire quelque chose.

Beaucoup assurent que la contrainte que vous prônez va éloigner encore plus les médecins de l’exercice libéral.

Il y a un point dans ma proposition de loi qui est essentiel : j’explique qu’il faut revaloriser la médecine libérale. La consultation est bloquée à 23 euros avec des promesses d’augmentation l’année prochaine, c’est indécent. Qu’a fait le gouvernement socialiste sur le sujet depuis 2012 ? Rien. Ensuite, il y a le problème de la suradministration. Le tiers payant généralisé en est un exemple. C’est surtout ça qui détourne les praticiens de la médecine libérale.

L’association des maires des petites villes de France a prôné une mesure plus souple que la vôtre en proposant que les jeunes médecins ne puissent pas faire leur première installation en zone surdotée.

Ça revient au même ! S’ils ne peuvent pas s’installer en zones surdotées, cela empiète tout autant sur la liberté d’installation, qui ne se découpe pas en tranches. Par ailleurs, ce serait une erreur que l’attention se focalise sur cette proposition d’installation en zones sous-dotées pendant trois ans. Il faut mettre au même niveau tous les aspects de ma proposition de loi.

Ne redoutez-vous pas que votre proposition de loi soit rejetée par vos confrères députés comme les précédentes ?

On verra bien pendant la discussion si tout est balayé ou si certaines dispositions sont adoptées. Si ma proposition d’installation en zones sous-dotées doit être reportée, tant pis, mais qu’au moins on adopte les trois autres, car on ne peut plus rester les bras croisés, ce qui se passe est gravissime. J’ai un ami médecin de 59 ans qui exerce en zone sous-dotée et qui vient de faire un infarctus. Il faisait plus de 60 actes par jour. Combien faudra-t-il en tuer pour que ça change ?

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Interview au Figaro : je soutiens Alain Juppé

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Dans une interview au Figaro, j’annonce mon soutien à Alain Juppé.

Le Figaro. – Avez-vous fait votre choix pour la primaire? 
Oui, je soutiens Alain Juppé. Il a engagé une démarche qui s’appuie sur la confiance qu’il souhaite établir avec les Français, et, pour moi, c’est essentiel. De tous les candidats, il est celui qui a la plus grande capacité à rassembler, autour d’un discours de vérité. Il ne fait pas de promesses intenables.

Et si Nicolas Sarkozy gagnait? 
Je le soutiendrais sans réserve, pour faire gagner la droite et le centre contre la gauche et le programme de déclin national porté par Marine Le Pen.

Qu’attendez-vous d’Alain Juppé en échange de votre soutien? 
Je veux être utile pour réussir l’alternance. J’attends aussi qu’il mette en œuvre le projet de recomposition qu’il porte quand il affirme qu’il veut gouverner avec une majorité large. Il s’adresse à l’espace central de l’électorat, ce qui doit se traduire par un groupe central puissant à l’Assemblée nationale.

Central et pas centriste? 
Oui, parce qu’il faut l’élargir, au-delà de l’UDI, à tous les progressistes qui veulent soutenir avec loyauté et exigence l’action d’Alain Juppé. Je ne prône pas de renversement d’alliance: notre alliance avec les Républicains est naturelle, mais elle sera d’autant plus solide qu’elle sera équilibrée. Avant cet accord législatif et de gouvernement, nous devrons bien sûr nous entendre avec Alain Juppé sur un accord programmatique

Quelles sont les propositions que vous voudriez lui voir reprendre? 
Je suis un élu rural, et c’est le maire de Bordeaux. Je lui ai naturellement parlé du sentiment d’abandon de nos territoires ruraux. Il est, je crois, prêt à tout pour surmonter la fracture numérique et la fracture médicale.
Nous proposons aussi de créer de nouveaux contrats de travail pour en finir avec la précarité du CDD, en inventant des contrats à droits progressifs et des contrats de mission.
Je lui ai dit également qu’il manquait un maillon à la chaîne de financement des TPE (très petites entreprises, NDLR). Il est ouvert à l’idée d’une banque publique d’investissement pour les TPE.
Enfin, il est prêt aussi à aller plus loin dans la refonte de la formation professionnelle et dans le soutien à l’apprentissage. Les autres candidats à la primaire ont aussi des soutiens centristes.

L’UDI est-elle menacée d’explosion? 
Beaucoup de parlementaires UDI ont fait, comme moi, le choix d’Alain Juppé. J’ai d’ailleurs le sentiment que c’est aussi le choix que Jean-Christophe Lagarde devrait faire dans les tout prochains jours, alors même qu’il s’était prononcé contre la participation des centristes à la primaire. Nous saurons nous retrouver autour du candidat qui sera désigné pour rendre possible l’alternance, faire entendre nos idées et être utiles à la France.

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Interview à Atlantico

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S’il ne présentera pas de candidat à la primaire de la droite et du centre, l’UDI compte bien peser sur la campagne, à en croire Philippe Vigier. Par ailleurs, le parti centriste a pour ambition de constituer à l’Assemblée un groupe « central » et « charnière ».

Atlantico : Ce mercredi 14 septembre, les députés UDI rencontrent François Fillon à l’occasion d’un déjeuner à votre initiative. Vous souhaitez également rencontrer Bruno Le Maire. Quel est aujourd’hui le positionnement de l’UDI vis-à-vis des candidats de la primaire de la droite et du centre ? Qu’en est-il d’Alain Juppé, apparemment soutenu par Jean-Christophe Lagarde ?

Philippe Vigier : Il me semble indispensable que nous puissions rencontrer les candidats qui ont reçu à la fois les parrainages des parlementaires, des élus, des militants. J’ai toujours dit, depuis l’annonce de cette primaire de la droite et du centre, qu’il était important que tous ceux qui se retrouvent dans les valeurs du centre – et de l’UDI en particulier – puissent participer. À mes yeux, c’est même plus important : ces militants, ces sympathisants qui partagent nos valeurs doivent participer. Ils le doivent parce que cette primaire est un moment primordial. Il s’agit de choisir celui ou celle qui portera les couleurs de la droite et du centre à l’élection présidentielle. Nous n’avons pas le droit de nous diviser et de présenter plusieurs candidats à l’élection présidentielle par la suite. Le risque existe toujours. À titre personnel, je n’ai jamais oublié l’élection du 22 avril 2002. Je ne souhaite pas voir l’histoire se répéter, mais cette fois-ci pour notre famille.

Je regrette que nous n’ayons pas de candidat issu de l’UDI, mais c’est ainsi et c’est désormais trop tard. Jean-Louis Borloo aurait pu se présenter : il avait la dimension aussi bien que la vision pour le faire. Néanmoins, nous pouvons peser par le projet et il est important que ce que nous apportons se retrouve dans la politique mise en place l’année prochaine, je l’espère, par un président de la République issu de la droite et du centre.

Certains députés UDI ont effectivement déjà choisi de soutenir des candidats de droite, comme Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé. D’autres encore ont jeté leur dévolu sur François Fillon, voire Bruno Le Maire. En tant que président de groupe, j’ai annoncé que je m’exprimerai plus tard, en octobre. La tâche qui m’incombe, c’est de rassembler demain un groupe qui soit, à l’Assemblée nationale, central, charnière, solide et en alliance avec Les Républicains. La constitution de ce groupe sera naturellement centriste, qu’il s’agisse d’élus MoDem ou UDI, mais il n’est pas improbable d’y croiser également des élus LR ou, éventuellement, une partie de ceux qui, à gauche, ont franchi le Rubicon.

L’UDI n’a pas de candidat favori dans cette primaire. Étant donné que nous ne présentons pas de candidat, il apparaît évident que les choix se dispersent. Je crois, cependant, que si nous souhaitons peser, la meilleure stratégie est de se réunir derrière un seul candidat. Mais la campagne démarre seulement et nous ne connaissons pas encore tous les projets des uns et des autres. Dans ce contexte, ces rencontres particulières comme celle que nous avons eue avec Alain Juppé, celle que nous avons avec François Fillon ce mercredi et celle que Bruno Le Maire a demandée sont des moments privilégiés d’échange. Ils permettent de soulever des questions importantes, comme celle – essentielle – de la méthode de gouvernement.

Aucun candidat du centre ne se présente à la primaire. Comment comptez-vous influencer néanmoins la campagne ? Quels sont les thèmes que vous souhaitez voir mis en avant et défendus par les candidats de droite ?

La sensibilité UDI pèse au sein de l’électorat. Plus les électeurs seront nombreux, plus cette sensibilité sera présente au sein des votes. Je suis pour une alliance forte, solide et équilibrée entre Les Républicains et les centristes (et tout particulièrement l’UDI).

Il nous faut peser par nos idées, comme il nous faut peser par notre implication. Nous n’allons pas regarder passer les trains et les suivre sans réfléchir ! Je suis persuadé que plus cette mobilisation sera forte, plus des hommes et des femmes – qui se retrouvent dans nos idées depuis de longues années – iront voter à la primaire. C’est par ce vote que nous comptons peser mais également par le projet. Demain, quelle Europe ? Quelle méthode de gouvernement ? Quelle école ? Quel soutien à l’économie ? Nous sommes le parti politique des territoires, car nous pensons que tout ne peut pas se faire par en haut. L’école de la deuxième chance, l’apprentissage et l’alternance sont autant de sujets majeurs qui me semblent importants, et ne correspondent qu’à des vœux pieux depuis des années. Est-ce que oui ou non on leur donne vraiment corps ? Cette Europe dont on voit bien qu’il faut réformer le modèle, se baser sur des accords intergouvernementaux… Nous avons un certain nombre d’idées sur tous ces sujets, et sur d’autres également (la protection sociale et la dépendance, l’efficacité de la dépense publique). Sur tous ces sujets, nous avons des propositions concrètes et nous avons beaucoup travaillé depuis 5 ans. Il nous faut faire entendre ces idées.

Or, un candidat issu des Républicains qui souhaite gagner la présidentielle a besoin de notre soutien. Entre le moment où il sortira de la primaire et le début de l’élection présidentielle, il s’écoulera un peu de temps. C’est à partir de là que nous allons peser sur ses projets.

Les instances de l’UDI semblent se déchirer autour du cas d’Emmanuel Macron, depuis que Jean-Christophe Lagarde annonçait vouloir dialoguer avec lui. Qui sont aujourd’hui les alliés du centre ? L’idée d’un grand rassemblement des réformateurs tient-elle toujours ?

Commençons par rappeler que l’idée de parler avec Emmanuel Macron ne représente rien de neuf. En tant que président de groupe, j’ai été amené à parler avec lui il y a déjà deux ans. Dans le cadre de la loi Macron j’ai travaillé avec lui. Simplement, aucune des discussions n’a abouti. Aucune de nos propositions, à l’exception d’une seule, n’a été retenue. J’ai constaté les limites de l’exercice.

Emmanuel Macron ne peut pas être le bel ange blanc qu’il prétend être alors que, pendant 5 ans, c’est lui qui conseillait le président de la République sur les questions économiques. Les résultats ne sont pas au rendez-vous, comme en témoigne clairement la situation d’Alstom. Il a été dit, les yeux dans les yeux, aux salariés d’Alstom que tout serait réglé. Emmanuel Macron a beau être audacieux et intelligent, il ne peut pas s’imaginer que tout va s’organiser autour de lui. S’il franchit le Rubicon et décide de participer à la reconstruction, il est le bienvenu, mais ce n’est pas autour de lui que tout va se construire. Je dis depuis longtemps maintenant que de Valls jusqu’aux Républicains, en passant par nous, il y a matière à constituer des majorités alternatives solides. Ce pays a trop souffert de déchirures.

Ce que nous n’avons pas compris de la démarche de Jean-Christophe Lagarde, c’est le fait qu’il ait choisi de discuter avec Emmanuel Macron au lendemain de son départ du gouvernement. Cela n’avait pas de sens : il fallait discuter avec lui avant ! Pour l’heure, nous attendons ses vraies propositions ainsi que sa sortie de la bulle médiatique. Paris Match, c’est très bien, mais cela ne suffit pas à constituer un vrai corpus idéologique ou à réaliser une politique.

Nos alliés, comme je le disais tout à l’heure, ce sont Les Républicains. Notre objectif, c’est celui d’un parti central fort, en alliance avec LR. Quand Emmanuel Macron dit au JDD qu’il veut refonder la gauche, cela soulève la question des alliances. Emmanuel Macron est-il prêt à une alliance avec LR ? Notre alliance naturelle est bien celle avec LR. Il n’y a pas d’inversion d’alliance et rien ne sera fait dans l’urgence. Et surtout, quand il est question de stratégie d’un parti politique, la collégialité est primordiale. Je la porte, et je la porte au niveau de mon groupe.

Atlantico

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Désertification médicale : interview dans La Croix

SANTE

Député centriste (UDI) d’Eure-et-Loir, Philippe Vigier est certainement un des députés les plus motivés dans la lutte contre les déserts médicaux. En 2012 et 2015, il avait déposé deux propositions de loi sur le sujet, qui ne furent pas adoptées. Il en présentera une troisième en octobre.

La nouvelle convention, signée entre l’assurance-maladie et les syndicats de médecins, prévoit une aide forfaitaire de 50 000 € pour les praticiens qui iront s’installer dans un désert médical. Pensez-vous que des incitations financières de ce type sont efficaces ?

« Non. Cela fait des années que des incitations financières sont mises en place par l’assurance-maladie, les collectivités territoriales ou les gouvernements. Et on a pu voir que ces aides ne marchent pas. Ce sont des emplâtres sur une jambe de bois. D’abord, cela sous-entend que la médecine n’est qu’une affaire d’argent alors que l’installation d’un médecin libéral, c’est d’abord un projet de vie, un idéal de carrière. Ensuite, un médecin qui a envie de travailler gagne très bien sa vie et très vite dans un désert médical. S’il s’installe, il aura tout de suite trente patients devant sa porte, tellement l’attente est forte dans la population.

Je crois qu’on ne se rend pas compte de la gravité de la fracture médicale en France. Dans ma région, Centre Val de Loire, pratiquement toutes les communes en dehors de Tours sont en zones sous-dotée. Aujourd’hui, une personne qui vient habiter dans cette région, ou en Picardie ou Auvergne, n’a pratiquement aucune chance de trouver un généraliste qui accepte de le prendre comme médecin traitant. Les cabinets refusent tout nouveau patient car ils sont débordés. Et le problème commence à gagner certains quartiers de Paris

Êtes-vous favorable à des mesures coercitives qui remettraient en question la totale liberté d’installation des médecins libéraux ?

Je n’aime pas utiliser ce mot de coercition qui, d’emblée, braque tout le monde. Je préfère parler de régulation douce. Ainsi, je pense qu’il faudrait demander à tout jeune médecin, une fois son diplôme obtenu, de rester exercer 3 ans en zone sous-dotée dans la région où il a été formé. Au bout de ces 3 ans, il serait libre d’aller ailleurs, mais peut-être que ces premières années d’exercice lui auront donné envie de rester dans la région.

Ce système existe déjà pour d’autres professions sans que cela ne choque personne. Les énarques ou les polytechniciens doivent dix ans de leur vie à l’État. Et vous pensez que les notaires, les commissaires-priseurs ou les pharmaciens sont libres de s’installer là où ils veulent ?

Quelles autres mesures préconisez-vous ?

Je vais proposer une régionalisation de l’internat pour remplacer l’actuel examen classant national (ECN) qui permet d’orienter les internes (à la fin de la sixième année de médecine). Le système actuel classe les internes de la 1re à la 7 500e place. Si vous êtes bien classé, vous pouvez choisir la spécialité et la ville de votre choix. Si vous êtes mal classé, on va vous proposer des postes dans des spécialités et des lieux souvent jugés moins attractifs. Et bien, souvent, des internes préfèrent redoubler pour avoir un meilleur choix l’année suivante plutôt que de prendre un poste de médecine générale dans une région peu attirante.

Il faut en finir avec ce système pour instaurer un concours régional à l’issue duquel l’interne devra choisir un poste dans la région concernée. Pour donner un peu de souplesse, on laisserait la possibilité aux étudiants de passer le concours dans deux ou trois régions différentes.

Pourquoi si peu de jeunes praticiens s’orientent-ils vers la médecine générale ?

Bien souvent parce qu’ils ne connaissent pas la réalité de cette médecine. Les études de médecine sont, pour le côté pratique, très axées sur l’hôpital. Aujourd’hui, un interne doit, dans son cursus, faire un stage de médecine générale de minimum six mois. C’est insuffisant. Il faudrait passer à 12 ou 18 mois. C’est de cette manière que les étudiants pourront découvrir ce beau métier qu’est la médecine générale »

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Interview dans l’Echo Républicain

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Le président du groupe UDI à l’Assemblée nationale effectuera, sa rentrée, mardi, au Palais Bourbon. Il est prêt à assumer toutes ses responsabilités au sein de l’opposition.

Le Premier ministre, Manuel Valls, va clarifier, mardi, l’engagement militaire de la France après que le président de la République, François Hollande, a annoncé son intention de frapper les djihadistes de Daesh en Syrie. Quelle position défend l’UDI ? 

Dans le discours que j’avais déjà eu à prononcer à l’assemblée, j’avais expliqué qu’il fallait frapper Daesh. Je maintiens. J’en appelle à la communauté internationale, à l’ONU et aux Américains. Si on laisse ces foyers de terrorisme progresser alors qu’ils ont constitué un état islamique dans le but de créer des poches de terrorisme dans le monde, les modèles de la démocratie chancelleront. Le bras ne doit pas trembler. Il faut, par ailleurs, tarir les sources de financement de Daesh. Cela ne se fera pas tant qu’il n’y aura pas de volonté politique. C’est la base.

55 % des Français se disent défavorables à assouplir les conditions d’accueil des migrants. La France doit-elle imiter l’Allemagne ? 

Leur accueil ne peut se faire que dans une action concertée avec l’ensemble des pays d’Europe. Il ne faut pas que ce soit toujours les mêmes qui fassent les efforts. Cela n’aurait pas de sens s’il y a des quotas de migrants qui rentrent sans une harmonisation. Il y a aussi des zones humanitaires à sécuriser dans ces pays. Ce que l’on vit est un phénomène très grave. Il faut en prendre la dimension.

Le chef de l’État vient d’annoncer une nouvelle baisse des impôts de 2 milliards. C’est une bonne nouvelle, non ?

On va voir comment il les finance. On n’a toujours pas de réponse. Tant mieux pour ceux qui sont concernés. Mais est-ce que cela veut dire que, dans les vases communicants, les classes moyennes vont payer encore plus ? À mon sens, ce serait une faute politique et économique. Parce que si les classes moyennes sont impactées encore plus, elles consommeront encore moins et la croissance sera encore plus faible.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Emmanuel Macron, a relancé involontairement le débat sur les 35 heures. Allez-vous vous engouffrer dans la brèche ? 

Il y a beaucoup de points sur lesquels je suis d’accord avec lui. Mais il n’a pas la majorité pour faire ce qu’il dit. Moi, je suis pour un accord de branches. Qu’on laisse travailler 40 heures ceux qui le veulent. Il faut de la souplesse et de la flexibilité. Je ne supporte pas l’idée qu’on mette des freins à la croissance.

La crise touche, aussi, les agriculteurs. Vous êtes vent debout avec eux… 

Est-ce qu’on veut oui ou non voir perdurer le modèle agricole français ? Est-ce que les filières porcine et du lait ont encore un avenir en France ? Si oui, il faut des réformes de structures en profondeur. Si oui, les accords passés entre les transformateurs et la grande distribution doivent être respectés. Si oui, la France devra arrêter de mettre des normes sur les normes. Si oui, les régions devront intervenir. On doit arrêter de verdir la PAC en permanence. Je suis respectueux de l’environnement, mais il ne faut pas tomber dans l’excès inverse.

Jean-Vincent Placé veut créer un nouveau mouvement d’écologie centriste. Vous dites bienvenue à l’UDI ? 

Oui. Il tire un trait sur une dérive gauchiste et maximaliste des Verts. Le symptôme d’une majorité à bout de souffle. Le PS est coupé en deux, les Verts sont coupés en deux, le Front de gauche est coupé en deux… La droite et le Centre ont l’exigence de s’entendre et d’être intelligents pour trouver des solutions et proposer une offre de politique nouvelle.

Sur quel sujet comptez-vous être actif au Palais Bourbon ? 

La loi de finances et le budget. Je vois que François Hollande a fait son mea culpa en annonçant qu’il avait commis une faute, à l’été 2012, en supprimant la TVA sociale, instituée par Nicolas Sarkozy, en fin de mandat. Les centristes portent depuis longtemps cette idée. C’est un élément déterminant pour mieux protéger nos entreprises et améliorer leur compétitivité et le pouvoir d’achat. 

Et au niveau local, quels dossiers souhaitez-vous défendre ? 

La N154. C’est un projet majeur et structurant pour le département. On arrive dans la phase la plus active possible, avec la déclaration d’utilité publique qui doit sortir en fin d’année. On commence à travailler sur les itinéraires, à voir comment cet axe peut passer avec la plus grande adhésion possible. Le deuxième sujet sur lequel je suis engagé, c’est le pôle numérique à Châteaudun « Les champs du possible ». Ce sera un renouveau pour la Ville. Il y a une mobilisation générale autour de ce dossier. Notre ambition est de réaliser un village de start-up labellisé.

Quid de la filière de déconstruction sur l’Élément air rattaché 270 de Châteaudun dont vous aviez annoncé l’ouverture pour le début 2015 ? 

Elle a du retard, en effet. Mais elle se fera bien. Le chef d’État-major des armées me l’a confirmé la semaine dernière. L’appel d’offres est lancé. Ce sera un gage de pérennité d’emplois et d’activités de la base. Cette filière regroupera beaucoup de technicités. Elle s’inscrit dans l’avenir de ce territoire. Mais il faut être patient.

A lire dans l’Echo Républicain

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