Le Nouveau Centre pour un meilleur ciblage des allègements de charges sur les bas salaires
Le groupe Nouveau Centre, par la voix de ses 3 commissaires aux finances, Charles de Courson, député de la Marne, Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher et Philippe Vigier, député de l’Eure-et-Loir, se félicite de la déclaration de Luc Chatel, porte-parole du Gouvernement, visant à aménager les allègements généraux de charges sur les bas salaires.
Depuis 2007, le Nouveau Centre n'a cessé de plaider pour une réduction des niches fiscales et sociales. Nos concitoyens doivent savoir que ces aides aux entreprises représentent 21 milliards d’euros par an à l'Etat pour financer les 35 heures, n'en déplaise à Martine Aubry.
Néanmoins, pour le Groupe Nouveau Centre, le calcul des allègements sur une base annuelle et non mensuelle comme l’a récemment préconisé le rapport de l’Inspection Générale des Finances, ne doit être qu’un premier pas en vue d’une optimisation de ce dispositif visant à répondre de manière plus efficace aux véritables problèmes économiques de notre pays.
En effet, dans son programme de stabilité transmis à la Commission européenne le 1er février dernier, le Gouvernement a indiqué vouloir réduire les niches sociales et fiscales de 6 milliards d’euros d’ici à 2013.
Ainsi, au Nouveau Centre, nous préconisons une restructuration de ce dispositif autour de 2 axes majeurs :
- Concentration du dispositif sur les TPE/PME par une diminution des exonérations des charges sociales patronales dont bénéficient actuellement les grandes entreprises sans grand effet avéré pour l’emploi, à l’exception du secteur automobile et des entreprises non-délocalisables. Cela rapporterait près de 1,5 milliards d’euros à l’Etat.
- Recentrage du dispositif sur les jeunes de moins de 25 ans (exonération pour le premier emploi en CDI des charges sociales patronales pour une période minimale de 12 mois) ainsi que sur l'emploi de seniors.
Ce dispositif sera ainsi un outil pour améliorer la compétitivité de nos TPE/PME et soutenir l'emploi des personnes les plus touchées par la crise. C'est une politique plus empreinte de justice sociale et tournée vers l'efficacité économique et la croissance qui seule nous permettra de relever ensemble les défis d'avenir auxquels nous sommes confrontés.