Commerce et artisanat
La question des instruments mis à disposition des élus locaux en
matière d'urbanisme commercial est effectivement très importante pour
la définition de politiques d'aménagement commercial locales
pertinentes mais elle trouve déjà en bonne partie une réponse dans les
évolutions du contenu des schémas de cohérence territoriale (SCOT). En
effet, la loi 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national
pour l'environnement a très sensiblement modifié le rôle du SCOT en
matière d'aménagement commercial en prévoyant à l'article L.122-1-9 du
code de l'urbanisme, qu'en sus de préciser les objectifs relatifs à
l'équipement commercial, celui-ci devra dorénavant comprendre un
document d'aménagement commercial tel qu'il est prévu par le code du
commerce. Par ailleurs, la même loi incite très fortement l'ensemble du
territoire national à se doter de SCOT faute de quoi les projets
d'implantation commerciale supérieurs à 1 000 m2 de surface de vente
seront soumis à l'obligation d'une demande de dérogation auprèss du
préfet (article L. 122-2 du code de l'urbanisme) ; cette disposition
déjà applicable dans les 15 Km autour des agglomérations de plus de 50
000 habitants s'appliquera sur tout le territoire à partir du 1er
janvier 2017. Ainsi, le Gouvernement considère que les territoires ont
à leur disposition un outil puissant, le SCOT qui permet de répondre à
la plupart des questions.